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Sidi Bel Abbès

Un aéronef conçu et réalisé par un inventeur algérien

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le 23.11.17 | 12h00 Réagissez

 
	 
	 
 

L’aérodrome de Sidi Bel Abbès a abrité, dimanche et lundi, les premiers essais d’un aéronef de type deltaplane pendulaire, conçu et réalisé par Reda Zergui, un jeune inventeur de Tébessa, selon les membres de l’aéroclub local.

Supervisés par des chercheurs du Centre de recherche des technologies industrielles de Bou Ismaïl (CRTI-Alger) et le ministère de l’Enseignement supérieur, ces essais ont d’abord porté sur des exercices de «roulage» sur la piste longue de 1500 mètres, et ce, à la vitesse de décollage pour «évaluer l’endurance des pièces assemblées ainsi que la stabilité de l’aéronef», précisent nos interlocuteurs.

Hicham Belkacem, pilote d’essai, ainsi que Azzeddine Aïssou, pilote-instructeur de Béjaïa qui exerce actuellement à Aurès-Aviation (Batna), ont procédé aux premiers tests de cet aéronef de conception algérienne. «Si la première journée a été consacrée au roulage sur piste, le lendemain, ce fut une journée décisive pour le pilote d’essai et son conseiller, le pilote-instructeur, de décider de prendre les airs», soulignent les membres de l’aéro-club.

Ainsi, après la reprise des essais de roulage pour confirmer les actions correctives découlant des réserves relevées la veille, le pilote d’essai a conclu que le deltaplane présentait toutes les garanties pour entamer son envol. «Un rendez-vous final est prévu dans les jours qui viennent pour entamer le baptême de l’air de cet aéronef», ajoutent-ils. Il y a lieu de préciser qu’au cas où cet aéronef sera homologué par les autorités compétentes (l’organisme Vérital), il sera d’une utilité capitale aux aéroclubs d’Algérie qui souffrent énormément du manque d’un matériel volant en raison des coûts élevés des avions légers, même ceux fabriqués localement, alors que la fabrication de ce type d’aéronef, qu’il soit à trois axes ou pendulaire, peut servir d’appoint positif à l’économie nationale et à la dizaine d’aéroclubs que compte le pays.

Pour le docteur Kechida, directeur de la plateforme technologique du Centre de recherche des technologies industrielles de Bous Ismaïl, l’aéroclub de Sidi Bel Abbès est en passe de «devenir un lieu de convergence pour tous les essais des nouvelles innovations de la plateforme aéronautique». Selon lui, outre les essais consacrés aux deltaplanes, des tests d’atterrissage automatique de drones sont prévus dans les prochains jours à Sidi Bel Abbès. Rappelons que le CRTI n’en est pas à sa première expérience au niveau de Sidi Bel Abbes, où, depuis peu, l’université Djillali Liabes a mis sur pied un département d’aéronautique. «L’aéroclub de Sidi Bel Abbès attire aujourd’hui des étudiants en aéronautique de tout le pays. Nous espérons que les pouvoirs publics appuient les efforts de formation et de recherche dans un domaine qui peut ouvrir d’énormes perspectives économiques à la région», confient nos interlocuteurs.

 

Abdelkrim Mammeri
 
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