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Sidi Bel Abbès : Les bidonvilles prolifèrent

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le 24.10.17 | 12h00 Réagissez

C’est devenu désormais une règle immuable : chaque fois qu’une nouvelle cité d’habitation est livrée au chef-lieu de la wilaya, l’on assiste, souvent les bras croisés, à la naissance de petits îlots où prend forme une multitude de constructions illicites.

C’est devenu désormais une règle immuable: chaque fois qu’une nouvelle cité d’habitation est livrée au chef-lieu de la wilaya, l’on assiste, souvent les bras croisés, à la naissance de petits îlots où prend forme une multitude de constructions illicites. L’opération d’éradication d’une douzaine de bicoques au niveau du quartier El Houria, supervisée durant la semaine passée par les services de la daïra, n’est, en fait, qu’un petit aperçu d’une vaste opération d’accaparement de l’espace public qui va crescendo en cette période préélectorale.

«En ces moments-là, c’est la confusion générale et n’importe qui fait n’importe quoi en toute impunité», explique un ancien élu au fait de certaines pratiques frauduleuses ayant permis jusqu’alors à plusieurs individus de bénéficier indûment de logements sociaux dans le cadre du programme de résorption de l’habitat précaire. Une petite virée dans les zones pouvant potentiellement accueillir des bidonvilles, à l’intérieur du tissu urbain, permet de constater de visu l’ampleur de ce phénomène.

A l’instar du quartier El Houria,  les «bâtisseurs» de bidonvilles ciblent, en priorité, des poches foncières situées à l’abri des regards et y entament en un temps record la construction de cabanes à l’aide de parpaing et de tôles en zinc. C’est le cas notamment des périmètres situés à la périphérie de la ville, au milieu des nombreux chantiers LPA à l’arrêt. Le cas le plus frappant est celui du bidonville qui a commencé à prendre forme, début septembre,  à l’intérieur de la cité 100 Logements LPA de la route de Tessala.

«Certains y trouvent là un juteux fonds de commerce. Les constructions sont, le plus souvent, revendues à des personnes originaires de localités lointaines à des prix variant entre 40 et 60 millions de centimes», fait remarquer un fonctionnaire de l’APC en charge du dossier du logement.

Les autorités locales, dont le rôle consiste pourtant à les interdire, ou pour le moins les contenir, tardent à réagir jusqu’au jour où elles se voient confrontées à la nécessité de faire d’interminables actions de recensement puis de recasement surmédiatisés. Entre-temps, des milliers de mal logés autochtones continuent de contempler, impuissants, des stocks de logements sociaux cédés puis rétrocédés dans l’opacité la plus totale du fait d’une politique du logement populiste et d’essence inéquitable.        

Abdelkrim Mammeri
 
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