Régions Ouest Bel Abes
 

L’ex-directrice de l’éducation de Sidi Bel Abbès suspendue

Les dessous d’une affaire

Taille du texte normaleAgrandir la taille du texte

le 11.09.17 | 12h00 Réagissez

 
	Un cadre syndical exerçant à Sidi Bel Abbès soutient que «le wali Tahar Hachani a rédigé un rapport négatif sur cette directrice de l’éducation suite au refus de cette dernière d’arranger le bulletin de notes d’un de ses fils, lycéen de son état».
Un cadre syndical exerçant à Sidi Bel Abbès soutient...

La désormais ex- directrice de l’Education de Sidi Bel Abbès, Nadia Edjekouane, a fait l’objet, fin août dernier, d’«une suspension de fonction à titre conservatoire» par le ministère de tutelle suite à un rapport très défavorable du wali, Tahar Hachani.

C’est ce qu’a affirmé à El Watan, un syndicaliste exerçant à Sidi Bel Abbès qui a préféré garder l’anonymat. Ce cadre syndical que nous avons joint, hier par téléphone, soutient que «le wali a rédigé un rapport négatif sur cette directrice de l’Education suite au refus de cette dernière d’arranger le bulletin de notes d’un de ses fils, lycéen de son état». «Le wali a fait pression sur cette directrice pour aider son fils à avoir une moyenne suffisante lui permettant d’accéder à un palier supérieur», atteste ce syndicaliste.

«Cette ex-directrice ayant refusé de céder aux pressions du wali, ce dernier a alors décidé d’agir en rédigeant un rapport très négatif sur elle», poursuit ce syndicaliste. D’autres syndicalistes que nous avons contactés réclament des explications sur cette «suspension de fonction prise à titre conservatoire». «Selon la loi, la suspension de fonction est prise à titre conservatoire dans deux cas : soit quand il y a une faute professionnelle, soit quand le concerné est poursuivi en justice, décision susceptible d’être levée au cas où le concerné est définitivement acquitté.

Or, Nadia Edjekouane a fait l’objet d’une suspension de fonction alors qu’elle n’a commis aucune faute professionnelle et n’est pas poursuivie en justice», dénonce ce syndicaliste. La suspension est une mesure conservatoire et provisoire prévue par la loi. Elle permet, dans l’attente d’un jugement pénal ou du prononcé d’une sanction à son encontre, d’écarter le fonctionnaire s’il a commis une faute grave ou une infraction pénale de droit commun. «Il y a faute grave en cas de manquements graves aux obligations professionnelles ou en cas de commission d’infractions de droit commun, la faute ou l’infraction pouvant avoir été commises en service ou en dehors du service. La suspension de fonction ne rompt pas le lien unissant le fonctionnaire à son administration.

Selon une source proche du dossier, cette sanction décidée dans le cadre du dernier mouvement partiel des responsables au niveau de plusieurs wilayas, a été prise après un avis très défavorable du secrétaire général du ministère de l’Education qui est en bons termes avec le wali de Sidi Bel Abbès. Mme Edjekouane qui ne souhaite toujours pas s’exprimer publiquement sur cette affaire, a été appelée, la veille de l’Aïd, à libérer le logement de fonction qu’elle occupait. Des syndicalistes rappellent que cette dame a été classée dixième directrice de l’Education à l’échelle nationale suite à une récente évaluation du ministère et avait même été félicitée à cette occasion par la ministre de l’Education Nouria Bengharbit. La ministre réhabilitera-t-elle Mme Edjekouane ? 

R. O.
 
le dessin du jour
LE HIC MAZ

Mes infographies

El Watan Magazine

impact journalism days

 

Indépendance Algérie

 

El Watan Etudiant

Chroniques
Point zéro Repères éco

Vidéo

Débats d'El Watan

Débats d'El Watan

Suivre El Watan

FacebookFacebook       TwitterTwitter
Télévision
Télérama       Télé Alger TV Algérie