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Sidi Bel Abbès

La justice donne gain de cause à un comité de quartier face à des promoteurs

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le 25.01.18 | 12h00 Réagissez

Le tribunal administratif de Sidi Bel Abbès a donné, mardi, gain de cause aux habitants de Sidi Djilali, en rejetant une requête déposée par des promoteurs privés à l’effet d’annuler la décision de gel du permis de construire prononcée en novembre 2017 par l’APC de Sidi Bel Abbès.

«A travers cette décision, force est revenue à la loi. Justice a été rendue après de longs mois de revendications citoyennes. Nous remercions les magistrats qui se sont rangés du côté de la loi et ont redonné espoir à des milliers de citoyens», exprime M. Kandsi, représentant du comité de quartier de Sidi Djilali et l’un des principaux animateurs du mouvement citoyen, opposé à la dilapidation du foncier à Sidi Bel Abbès.

Selon lui, cette décision de justice met fin aux nombreuses tentatives d’accaparement de zones de servitude estimées à plusieurs hectares, et qui, dorénavant, peuvent être aménagées en espaces verts comme le prévoit la loi. «Cette décision de justice fait suite au combat inlassable de juristes, élus et simples citoyens qui se sont opposés aux décisions de l’ex- wali, en poste actuellement à Béjaïa», ajoute-t-il.

Pour rappel, l’attribution dans le cadre du Comité d’assistance à la localisation et à la promotion des investissements (Calpiref) de terrains, dont la superficie oscille entre 2000 et 3000 mètres carrés, à une demi-douzaine de promoteurs immobiliers par l’ex-wali, Mohamed Hattab, quelques semaines avant sa mutation à Béjaïa en décembre 2016, avait suscité la colère des habitants du quartier de Sidi Djilali et des cités périphériques de Benhamouda. Une attribution aux relents de véritable scandale foncier, car menée en violation de toutes les règles d’urbanisme. Selon des sources recoupées, les bénéficiaires des terrains auraient déboursé des sommes faramineuses pour avoir droit à ces assiettes foncières.

Sur quels critères s’est effectuée l’attribution de ces terrains ? Le Comité d’assistance à la localisation et à la promotion des investissements (Calpiref) est-il habilité à répartir des terrains publics pour la promotion libre ? Pourquoi l’ex-wali a-t-il procédé, à la hâte, à l’attribution de terrains destinés légalement à abriter des espaces verts ? Autant de questions qui restent en suspens et qui appellent une enquête sérieuse de la part de la justice sur des pratiques relevant, selon des juristes, du pénal.

Toujours est-il que cette décision de justice, abondamment commentée par la population locale, vient de faire bouger des lignes et de délier les langues. Des citoyens des nouvelles cités AADL se sont manifestés, hier, pour réclamer toute la vérité sur l’attribution de terrains destinés à la construction d’un marché de proximité et d’équipements publics par l’ex-wali à ses «alliés» financiers et médiatiques dans des conditions opaques qui risquent de révéler bien d’autres scandales. Affaire à suivre…

Abdelkrim Mammeri
 
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