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Ghardaia

Incendie dans un atelier de l’ENAC

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le 11.09.17 | 12h00 Réagissez

C’est jeudi, vers neuf heures du matin, que des colonnes de fumée noirâtre, montant dans le ciel, ont commencé à être aperçues dans toute la vallée du M’zab, en contrebas.

La fumée se dégageait à partir d’un point situé sur les hauteurs de la ville, du côté de la zone industrielle de Gar Ettâm, ou de ses immédiats. Et c’est en effet un incendie qui s’est déclaré dans un atelier de l’Entreprise nationale de canalisations (ENAC), situé sur le bord de la RN1, à la sortie sud de  Ghardaïa, à proximité de l’université et de l’aéroport Moufdi Zakaria. Pas moins de quatre camions anti-incendie et deux ambulances ont été mobilisés et dépêchés sur les lieux par l’unité de la Protection civile de Ghardaïa.

L’entreprise étant située à 15 km du centre ville de Ghardaïa, le convoi de la Protection civile a trouvé des difficultés pour se mouvoir dans la circulation dense du matin pour arriver sur lieux. Mais, une fois arrivés sur les lieux, les éléments de la Protection civile se sont rapidement déployés et ont éteint l’incendie en trois petites minutes. Mais entre-temps, le feu avait déjà ravagé quelques pièces de machines.

Selon certaines indiscrétions, «le feu, qui s’est rapidement propagé, a été provoqué par des étincelles de soudure qui ont touché une matière hautement inflammable servant à capitonner des tubes en acier». Les mêmes sources affirment que «c’est en procédant à la réfection de la toiture de cet atelier que le soudeur, par mégarde, a dirigé son chalumeau vers cette matière inflammable. Le feu s’étant rapidement déclaré, les employés ont courageusement essayé de l’éteindre avec les extincteurs disponibles. Hélas, à part d’eux d’entre qui fonctionnaient, les autres étaient tous soit défectueux, soit hors d’usage. Comme à cet endroit il n’y a ni détecteur de fumée ni dispositif anti- incendie, le feu a eu tout le temps de dévorer 22 pistons qui coûtent au bas mot 45 millions de centimes l’unité et un clamsoir, qui est une machine de soudure automatique de pipes, servant au transport d’hydrocarbures».

Contacté par téléphone pour avoir de plus amples informations sur cet incendie, Monsieur Arous, le directeur de cette unité industrielle, a refusé de nous donner quelques informations ou précisions, arguant du fait que c’est une affaire interne à l’entreprise et «que ceci ne regarde que l’entreprise et son assureur».

Tiens, tiens, et poussant plus loin, M. Arous refuse même de nous indiquer le nom de l’assurance qui couvre son entreprise.
Pour sa part, contacté par fil, le directeur de la Protection civile de la wilaya de Ghardaïa, le colonel  Ouatouati, a bien voulu nous informer des conditions d’intervention de ses éléments et de la nature des dégâts. «Pour ce qui est de notre intervention, elle n’a duré que trois minutes. Si par bonheur il n’y a eu aucun blessé à déplorer,  il y a, par contre, quelques matériels incendiés.
Néanmoins, je suis incapable de vous donner le bilan compte tenu que la direction de l’ENAC a refusé de nous le communiquer, avant qu’une enquête interne et qu’une inspection par l’assureur ne soit effectuée». 

Djamel K.
 
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