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Saïda : Plus de 4000 diabétiques ne sont pas assurés

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le 31.07.17 | 12h00 Réagissez

L’association d’aide aux diabétiques de la wilaya de Saïda, domiciliée dans l’ancien hôpital de la Redoute (Saïda) et présidée par M. Chaabane Abdelkader, est constituée de patients au service des diabétiques. Elle est dirigée par des diabétiques qui s’entraident grâce aux dons et aux legs. Son objectif est d’améliorer le sort des diabétiques sur le plan médical, familial et social. Selon le président, «l’association compte 12000 malades inscrits, dont 3600 insulinodépendants.

La majorité d’entre eux sont des enfants et le reste sont des patients qui traitent leur maladie chronique à l’aide de comprimés. On estime le nombre total des diabétiques de la wilaya à 30000 malades pour une population qui dépasse les 350000 habitants». M. Chaabane est particulièrement préoccupé par le local très exigü de son association qui se réduit à deux petits bureaux. «Nous manquons de matériel médical, les diabétiques manquent de glucomètres et surtout de bandelettes pour connaître le taux de sucre dans le sang. Nos malades sont bien pris en charge à l’EPSP de Sid Cheikh avec les moyens de bord. Il est fort regrettable qu’un grand nombre de malades, issus de la frange la plus défavorisée de la société, souffre en silence de cette maladie chronique sans bénéficier d’assurance».

Ils sont 4000 diabétiques, voire même bien plus, qui ne sont pas assurés. «Ils viennent chez nous et on les aide selon nos moyens financiers. Nous avons acheté plus de 32 millions de centimes de médicaments grâce à l’aide de l’APC. L’ancienne directrice de la DAS nous a aidés, et à deux reprises même, mais nous déplorons que l’actuel directeur que nous avons contacté, ne nous a pas encore aidés». Contactés, quelques diabétiques nous diront : «Nous sommes dans la privation et dans le dénuement. Comme nous n’avons pas la fameuse carte Chiffa, nous sommes presque réduits à la mendicité». Ce sont les mots d’un quinquagénaire désespéré. Un autre diabétique sans assurance dira à son tour : «Je n’ai jamais eu d’assurance, j’étais un marchand ambulant et, aujourd’hui, à 65 ans, je ne peux même pas travailler. Nous avons besoin de la carte d’assurance pour vivre dignement et ne pas tendre la main». 

Sid Ahmed
 
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