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Relizane : Ouled Haddou, une localité oubliée par les autorités

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le 21.09.17 | 12h00 Réagissez

Située à l’extrême sud-est de la wilaya, Ouled Hadou (ou «la colline oubliée», comme aiment la nommer ses habitants) est une localité abandonnée de la commune de Souk El Had, selon les dires de la population.

«Nous vivons déphasés des différents processus de développement initiés jusque-là par les pouvoirs publics», a souligné un jeune rencontré, adossé au mur. «La région a eu sa part uniquement du terrorisme et de ses massacres. Depuis aucun projet en mesure d’améliorer le cadre de vie n’a vu le jour», a-t-il affirmé avec un soupir.

«Notre quotidien paraît être un prolongement des temps archaïques», a lancé un autre en évoquant surtout l’état d’enclavement qui les isole. «Le seul chemin qui nous relie au chef-lieu de commune est totalement dégradé, il est impraticable», a lancé un jeune, en affirmant que cet état de fait a souvent contraint les parturientes à se caser chez leurs proches bien avant la date de leur accouchement. «Pour nos malades, on est obligés d’user de nos bêtes, car même les transporteurs clandestins refusent d’emprunter ce chemin», a-t-il ajouté.

L’eau potable est une autre facette de leur galère. «Nous galérons pour nous procurer cette denrée. Souvent nos enfants sacrifient leurs cours pour aller chercher cette eau n’importe où», a crié un vieux en citant d’autres défaillances, comme l’éclairage public, la salle de soins et le groupement scolaire.

«Pour une simple injection ou un petit bandage, ont est appelés à rallier Ramka, et, devant l’absence du transport, il est aisé d’imaginer la galère pour de petits soins», a renchéri un autre jeune, qui n’a pas omis de tirer à boulets rouges sur les élus locaux et les autorités locales qui n’ont jamais, selon lui, répondu à leurs doléances. «Nous nous occupons de nos terres et de notre élevage.

Nous souhaitons juste une prise de conscience des autorités pour remédier à cette situation déplorable», a lancé un sexagénaire en ajoutant : «Nous avons payé un lourd tribut durant les années 90 et depuis que la situation sécuritaire s’est améliorée, les responsables ont abandonné leurs promesses visant l’amélioration du cadre de vie dans le milieu rural afin d’y encourager la fixation de la population».

«Cette localité qui a vécu l’atrocité de la horde sauvage a, à mes connaissances, bénéficié d’un apport de la communauté européenne pour son repeuplement mais rien n’a été concrètement fait», a conclu un averti en sollicitant l’intervention de Mme le wali pour les soustraire de ces souffrances.                          

Issac B
 
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