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Le chahid Hadj Assas, un héros de l’Ouarsenis

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le 01.11.17 | 12h00 Réagissez

Né à Ouled Sidi Mâamar, un faubourg de la tribu de Meknassa, dans la localité de Aïn Tarik, Assas Hadj a donné du fil à retordre aux colonialistes avant même le déclenchement de la guerre de libération en novembre 1954.

Ayant grandi dans cette région montagneuse et fortement boisée, Hadj s’est consacré à l’agriculture et à l’élevage et devint un important propriétaire terrien, puisque sa propriété s’est étendue aux plaines de Tiguermatine, dans la wilaya de Tiaret. Ce statut n’a pas manqué de lui attirer les foudres des colons, qui n’ont pas tardé à lui signifier leur haine et même lui exprimer leur volonté de lui soustraire ses terres.

Ne reculant devant rien, il refusa toutes les mesures retenues contre lui, notamment le paiement des amendes. Se sentant recherché, il évita les souks hebdomadaires de la région (Aïn Tarik, Ammi Moussa, Ramak) et se refugia dans les bois. En 1949, il n’hésita pas à tirer sur une patrouille de gendarmes de l’occupation et blessa plusieurs d’entre eux.

Cet événement a vite fait le tour de la région et l’auteur devint le lion de la forêt malgré les tentatives des militaires colonialistes de l’arrêter. Il mena ainsi sa vie jusqu’au déclenchement de la Révolution. En 1956, sa famille accueillait les Si Kahlaoui, Si Abdelchakour, Si Othmane, Si Zaghloul, Si Mostéfa et consorts, tous des leaders de la Révolution et il prit contact avec eux.

Son farouche combat contre les colonialistes, et surtout ses connaissances de toutes les travées de l’Ouarsenis ont convaincu les chefs de la Révolution de le désigner comme guide. Il réussit sa mission avec excellence et participa à plusieurs batailles déclenchées dans cette région révolutionnaire.

Un jour, alors qu’il se rendait chez lui, un de ses pairs le trahit et il fut arrêté et transféré au camp de détention de Aïn Tarik. Il passa cinq jours sous la torture et, au 6e jour, il fut ramené par les Français à sa terre natale et assassiné. C’était le 17 avril 1960. Les criminels ont même interdit à sa famille la prise du corps. Et ce n’est que deux jours après que sa dépouille fut enterrée. Tous ses compagnons gardent de lui ses grandes vertus et surtout sa bravoure.                                          
 

Issac B
 
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