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Béchar : Des projets publics à l’arrêt

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le 11.10.17 | 12h00 Réagissez

De nombreux projets structurants sont à l’arrêt depuis plusieurs mois, voire de nombreuses années, dans la wilaya de Béchar, qui accuse un immense retard nécessitant une urgente mise à niveau en matière de développement régional.

A commencer par la lenteur inexplicable enregistrée dans l’aménagement des deux zones économiques pour permettre aux investisseurs de s’installer.

La première zone située dans le périmètre industriel dont les travaux de viabilisation (opération centralisée) s’éternisent, car ils avaient commencé il y a plus de vingt ans et ne sont pas à ce jour achevés. La deuxième zone, dite d’«activités économiques», créée il y a quatre ans, longeant la nouvelle rocade, elle est toujours en cours de viabilisation. D’autres projets et non des moindres, frappés de plein fouet par la crise financière, connaissent le même sort, à l’instar de celui du tramway dont l’étude a pourtant été achevée et qui se trouve à l’état d’abandon car jugé non prioritaire.

On peut citer aussi le centre hospitalo-universitaire (CHU), dont la création décidée il y a quatre années et évaluée à 500 millions de dinars, ne verra le jour qu’avec l’embellie financière du pays, estiment les hauts responsables. Le projet de la station d’épuration des eaux usées, inscrit il y a presque une décennie, figure également parmi le lot des projets abandonnés ou à l’arrêt et dont la concrétisation est renvoyée à une date ultérieure pour des raisons financières jugées coûteuses. Le centre anticancer, d’une capacité d’accueil de 140 lits, dont la réception officielle prévue au cours du premier semestre 2018, risque aussi, selon nos informations, d’être retardée à cause de lourdes créances impayées détenues par des entreprises intervenant dans sa réalisation.

Le réaménagement de l’oued de Béchar est lui aussi à la traîne. L’étude technique de cet oued de 13 km, qui a pourtant fait l’objet de deux visites d’experts ministériels en l’espace de moins d’une année, a été réalisée par le même bureau d’études qui a pris en charge le projet d’oued El Harrach.

Enfin, le projet qui a englouti de faramineuses dépenses dans la wilaya depuis quatre décennies mais sans résultat concret, demeure incontestablement le projet de la plaine agricole d’Abadla (90 km au sud de Béchar). Cette plaine de 5400 ha mise en valeur dans les années 1970 par une compagnie américaine alimentée en partie par les eaux du barrage de Djorf Ettorba, se trouve toujours dans un état déplorable.

Les spécialistes des questions agricoles estiment de leur côté que si les inextricables problèmes posés depuis quatre décennies venaient à être aplanis et qui sont liés principalement à la réfection des canaux d’irrigation, au partage contesté des parcelles agricoles, à la salinité des sols, à la disponibilité de  main-d’œuvre agricole, la région pourrait connaître une autosuffisance régionale en produits maraîchers et céréaliers introduisant un nouvel essor qui changera la physionomie de la région.
 

M. Nadjah
 
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