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Aïn Témouchent : Le déficit en eaux d’irrigation, un sérieux écueil

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le 07.02.18 | 12h00 Réagissez

Concernant les retenues collinaires, le directeur de l’exécutif émet la condition que les agriculteurs bénéficiaires de leurs eaux d’irrigation s’organisent en groupement d’intérêt pour prendre en charge la gestion et l’exploitation de l’ouvrage une fois réalisé.

En matière d’hydraulique, pour ce qui est de l’alimentation en eau potable, la wilaya de Témouchent a fait le plein, le moindre douar en profite grâce à un dense réseau renouvelé. Par ailleurs, pour ce qui est de son pendant qu’est l’assainissement, tout ce qui avait été gelé du fait de la politique de restriction ne l’est plus.

Mieux, dès qu’un besoin est formulé par une quelconque collectivité, le directeur de wilaya en charge du secteur en prend note pour annoncer qu’il va être satisfait. Ce n’est, par contre, pas le cas pour l’hydraulique agricole. Concernant les retenues collinaires, le directeur de l’exécutif émet la condition que les agriculteurs bénéficiaires de leurs eaux d’irrigation s’organisent en groupement d’intérêt pour prendre en charge la gestion et l’exploitation de l’ouvrage une fois réalisé.

En effet, l’expérience a prouvé qu’en l’absence d’intérêt concret des agriculteurs, le projet réalisé est une pure perte. Il reste le cas du projet de barrage d’Oued Berkèche dont l’étude a été réalisée et dont le chantier de réalisation devait débuter en 2015. Il devait stocker 5 millions de m3, même si seulement 2,34 millions pouvaient être régularisables derrière ses 34m de hauteur, cela en raison de l’apport annuel moyen estimé à 2,81 millions de m3. Il aura été le premier barrage d’Algérie dédié exclusivement à l’agriculture, Témouchent s’alimentant en AEP par le dessalement de l’eau de mer.

La première difficulté est que c’est un projet centralisé, c’est-à-dire géré par le ministère de l’Hydraulique, ce qui implique que c’est à lui d’en obtenir le dégel. Pour les agriculteurs de la plaine de Hammam Bou Hadjar, son «dégel» en réalisation est devenu essentiel plus que jamais, d’autant que l’agriculture a connu un réel renouveau. Ils expliquent que l’agriculture en irrigué n’occupe à Témouchent que 2,5% de sa superficie agricole utile, ce qui ne couvre même pas les besoins en maraîchages de la wilaya.

En outre, c’est l’unique barrage qui peut  être réalisé à Témouchent, sachant qu’elle ne présente pas d’autres sites favorables à l’érection d’un barrage. Il n’y existe que quelques petits barrages et des retenues collinaires alimentant 290 ha sur les 4400 cultivés en irrigué, l’essentiel l’étant par des puits et des forages.

Grâce à son apport, les superficies actuellement arrosées sont éparpillées et se répartissent entre 3560 ha consacrés aux maraîchages, 739 ha à l’arboriculture, 76 ha aux grandes cultures et 44 aux cultures industrielles.

C’est dire que les terres qui vont être irriguées en contrebas du barrage Berkèche, soit 1000 ha, le seront d’un seul tenant au sud de la plaine bouhadjarienne si le système du goutte-à-goutte est imposé, ce qui favoriserait un microclimat dont les retombées peuvent être très utiles dans une région semi-aride. Le fin mot d’un agriculteur ? «Que nos parlementaires se montrent utiles en faisant la preuve de leur entregent pour l’intérêt général !»      

Mohamed Kali
 
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