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Aïn Témouchent : L’écologie peut rapporter gros

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le 10.06.17 | 12h00 Réagissez

 
	L’île de Rachgoun, Layella
L’île de Rachgoun, Layella

La Journée de l’environnement a été marquée par une congrue leçon prodiguée par deux associations à un aréopage de décideurs locaux, wali en tête, réunis pour la circonstance.

Invités par la direction de l’environnement, trois intervenants ont eu la bonne idée de délaisser les sentiers battus des lamentations sur les atteintes à l’environnement et d’aiguillonner le sentiment de mauvaise conscience chez leur auditoire.

Ils ont déroulé, exemples à l’appui par l’image, les opportunités à caractère pédagogique, sportif, de loisir individuel ou collectif, en termes de qualité de vie, voire d’investissements, qu’offre le potentiel environnemental du Témouchentois. Les uns, intervenant de façon passionnée ou raisonnée, ont ainsi réussi loin du discours creux à fédérer les avis pour la cause de la défense de l’environnement. Bencherif Saïd, de l’Association pour le développement urbain durable, a entraîné l’assistance à la découverte de la nature dans la commune d’El Maleh, en s’attachant à établir un état des lieux en la matière et en dressant les perspectives qui s’offrent en conséquence. Point d’orgue de sa démonstration, l’orateur met en exergue l’aubaine que constituent les djebels qu’on voit sans plus les voir à l’ouest de la cuvette où est planté l’ex-Rio Salado, des djebels à l’onomastique si singulière. Godeh Abdelkrim, de l’association Echourouk qui prône la nécessaire protection de l’île de Rachgoun, souligne l’intérêt de l’écotourisme sur un site où Histoire, avec un grand H, monde sous-marin et ornithologique ont à apprendre et divertir tout autant les visiteurs que les Témouchentois. Actuellement, a-t-il alerté, le camping sauvage commet les pires dégradations à Layella, autre dénomination de Rachgoun, un site non encore classé. De même, les chalutiers causent des ravages à ses fonds marins.

Quant à Touil Karim, de la même association, il a fait un tour d’horizon des zones humides de la région, révélant leur étonnante biodiversité et les possibilités d’écotourisme. Rareté qui a surpris plus d’un, parmi les flamands roses aux fascinants envols en masse, les cormorans, la multitude d’autres oiseaux, l’observation de la cigogne noire, une rareté de passage dans le flux saisonnier de la migration des volatiles. Là aussi, sévit un autre mal, le braconnage. Récemment, d’aucuns ont vu sur un étalage de rue de Témouchent, des dizaines d’œufs collectés des nids dans les maquis, proposés à la vente pour la consommation.

Deux autres communications, l’une de spécialistes de la DSA et la pêche, ont porté sur des sujets intéressants mais traités de façon trop générale. Au cours du débat, d’autres membres d’associations sont intervenus, confirmant qu’elles se situent pour la plupart loin de l’activisme et qu’elles produisent, grâce à une observation méthodique du milieu, un précieux savoir pour l’aide à la prise de décision. Toujours est-il que, mis en appétit à l’issue de la rencontre, le wali a pris rendez-vous pour une autre rencontre.
Bon point pour la direction de l’Environnement qui a su manager la journée mondiale du 5 juin pour faire la promotion d’une autre qualité de vie et signifier combien, sur ce terrain, l’écologie cela peut rapporter gros.

Mohamed Kali
 
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