Régions Kabylie Tiziouzou
 

Tizi Ouzou : La question de l’environnement demeure posée

Taille du texte normaleAgrandir la taille du texte

le 25.10.17 | 12h00 Réagissez

 
	Les décharges sauvages pullulent le long des routes
Les décharges sauvages pullulent le long des routes

Le succès du concours du village le plus propre ne peut pas voiler la situation désastreuse du secteur de l’environnement dans la wilaya.

Le concours du village le plus propre organisé chaque année par l’APW de Tizi Ouzou ne doit pas occulter le désastre environnemental qui ronge la région, estiment des observateurs. Certes, des efforts ont été consentis par les pouvoirs publics dans le domaine écologique, mais il n’en demeure pas moins que beaucoup reste à faire  pour redonner à la région son lustre d’antan.

La collecte, le transport et le traitement de quelque 900 tonnes d’ordures générées quotidiennement par les communes demeurent problématiques. Des décharges anarchiques sont improvisées sur les bordures des routes, dans les places publiques et à proximité des habitations.

Pas moins de 1200 décharges non autorisées  ont été recensées à travers les 67 communes de la wilaya, dont 60 % se trouvent hors agglomération, dans des zones désertes, montagneuses, forestières ou même agricoles. Dans de nombreuses communes, le ramassage des ordures est assuré uniquement au chef-lieu et à travers quelques villages faute de moyens matériels et humains.

Outre les déchets ordinaires, la nature est encombrée par des amas de gravats de chantiers abandonnés par des particuliers. La création de décharges intercommunales et de centres d’enfouissement techniques (CET) bute sur les oppositions des citoyens. Les trois CET actuellement en service ne couvrent que 45 % du territoire de la wilaya en matière de déchets ménagers.

Le reste des déchets, soit 55 %  est jeté dans des décharges et dépotoirs sauvages. A cela s’ajoute la pollution, par les eaux usées et la margine,  des ruisseaux, des oueds et du barrage de Taksebt, autour duquel des bassins de décantation tardent à être réalisés. Une catastrophe écologique menaçante qui relève le degré de l’absence de la puissance publique.

Intervenant le 15 octobre dernier à l’ouverture de la cérémonie de remise  du prix Aissat Rabah du village le plus propre, le wali de Tizi Ouzou a mis en relief l’importance que revêt la préservation de l’environnement pour la santé, le cadre de vie et les  ressources de la wilaya, notamment l’eau.

De leur côté, des militants écologistes, tout en saluant les efforts consentis par les comités de village dans le cadre du prix Aïssat Rabah estiment que l’une des sources principales du problème que rencontre la région demeure la situation écologique qui menace la santé du citoyen, mais aussi le développement économique dans la mesure où on ne peut prétendre investir dans des régions insalubres.

«Afin de rendre effectif le développement économique de notre wilaya, le lancement d’une dynamique de nettoyage et d’embellissement est essentiel. Il s’agit de nettoyer les chefs-lieux et les villages dans le cadre de la charte citoyenne qui sera alors signée et adoptée, non seulement, par les comités de villages et les associations, mais, également, par les pouvoirs publics, les collectivités locales..», nous dira le président de l’association scientifique et écologique Arc en ciel de la wilaya de Tizi Ouzou.
 

Ahcène Tahraoui
 
loading...
le dessin du jour
LE HIC MAZ

Mes infographies

El Watan Magazine

impact journalism days

 

Indépendance Algérie

 

El Watan Etudiant

Chroniques
Point zéro Repères éco

Vidéo

Débats d'El Watan

Débats d'El Watan
Loading...

Suivre El Watan

FacebookFacebook       TwitterTwitter
Télévision
Télérama       Télé Alger TV Algérie