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Portrait : Ouerdane Yamina, une modéliste ambitieuse

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le 03.08.17 | 12h00 Réagissez


Ouerdane Yamina est couturière et modéliste, spécialisée dans la confection de la robe de Ouadhias, un modèle dont la réputation a passé les frontières de la wilaya de Tizi Ouzou. Créative et chaleureuse, elle s’adonne à son métier et ne rate pas les occasions pour promouvoir ses créations et rencontrer le public.

D’ailleurs, elle n’a pas raté la troisième édition du festival dédié à la robe de Ouadhias de la semaine dernière. Elle a grandi avec la couture. «Ce métier, je l’ai appris depuis ma tendre enfance. Ma mère était couturière, mais elle n’avait pas une machine propre à elle, elle utilisait la machine familiale. Alors, il fallait attendre que la machine soit libre pendant l’heure où toutes font la sieste pour pouvoir m’initier.

Chaque jour, j’apprenais un peu plus, mais dès l’âge de 14 ans, j’ai pu coudre ma première robe et, petit à petit, j’ai appris tous les secrets de la couture. J’ai travaillé pendant 20 ans chez moi et je cousais toutes les robes des mariées de mon village». En 2012, elle a ouvert un petit atelier où elle travaillait toute seule et quelques années après elle a bénéficié d’une aide dans le cadre de l’Angem et c’est ainsi qu’elle a pu acquérir trois machines à coudre et une chaudière de repassage. A présent, elle a deux employées et une stagiaire.

Une grande réussite. Concernant ses projets pour l’avenir, elle dira : «J’aimerais avoir un atelier plus spacieux pour employer une vingtaine de couturières. Pour pérenniser et rentabiliser ce patrimoine identitaire, il nous faut plus de formation, une maison de l’artisanat ou un marché pour commercialiser nos produits.»

Toutefois, on considère que la robe de Ouadhias est chère. «Il faut dire que la matière est disponible et qu’elle est plus ou moins abordable, mais il faut savoir que pour surcharger de motifs la robe de la mariée, il nous faut parfois deux semaines, c’est ce qui explique la cherté. Quant aux robes de tous les jours, elle se vendent entre 1200, 1600 et 2500 DA», se défend-elle. 

H. Aït Iddir
 
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