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Saison estivale à Boumerdès

Les plages dans un état pitoyable

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le 20.07.17 | 12h00 Réagissez

 
	Les estivants à la recherche de lieux de repos
Les estivants à la recherche de lieux de repos

Des eaux usées se déversent sur la plage. L’APC n’assure pas le ramassage des ordures. L’estivant est contraint de louer un parasol.

Les plages du chef-lieu de la wilaya de Boumerdès sont dans un état pitoyable. Au niveau de la grande plage de la ville, l’hygiène est absente. Les immondices s’amoncellent et les sacs-poubelle — quand il y en a — forment des monticules dans l’attente d’un ramassage qui tarde pendant des jours, voire des semaines. Et ce n’est pas le seul point noir durant ce début d’été. Les estivants sont privés de leur destination première, la plage gratuite. En effet, l’interdiction des «squatteurs» ou des «concessionnaires» des plages est allègrement violée.

De jeunes «plagistes» proposent à la location des parasols et des équipements d’été. Les parasols à louer sont déjà installés, ne laissant que peu de place aux estivants venus avec leur propre matériel. «Je suis arrivé ce matin et on m’a clairement dit que je pouvais m’installer à condition de ne pas gêner les gens qui louent.

En un mot, on m’a prié fermement d’aller voir ailleurs», se plaint un père de famille. Le seul endroit généralement libre, c’est le lieu où se jettent les eaux usées de la ville en pleine plage. Un autre cauchemar pour les estivants qui ternit l’image de Boumerdès, ville balnéaire. «Les seigneurs des plages règnent toujours malgré la loi. En dépit de mes protestations, on m’a recalé loin derrière les parasols qu’ils proposent à la location et qui cachent la vue.

On nous installe loin du rivage et il m’est difficile de surveiller mes enfants lors de la baignade», tonne encore le père de famille. Quand on interroge les «concessionnaires clandestins», ils vantent les services qu’ils offrent. L’un d’eux dit : «Nous n’installons les parasols qu’à la demande des estivants. Il arrive même qu’on les aide à s’installer bien que munis de leurs propres équipements de plage.» Les services du maintien de l’ordre public n’interviennent pas.

De même que les élus locaux. D’ailleurs, un élu communal avoue son impuissance en exhibant le code communal : «Le ministère de l’Intérieur a interdit la location des plages aux concessionnaires. Il les a autorisés par contre à louer des parasols en s’occupant de l’hygiène des lieux. Mais dans les faits, les choses se passent autrement, et personne n’a osé rappeler ces concessionnaires à l’ordre.

De plus, la quantité des ordures jetées sur les plages rend quasiment impossible le ramassage.» Un autre élu avoue : «L’Etat ferme les yeux sur les dépassements pour calmer les jeunes chômeurs.» Boumerdès peine à offrir les conditions d’accueil minimales aux estivants. Les directives officielles ne sont pas appliquées, le ramassage des ordures et la dépollution ne sont pas assurés. Les élections locales sont prévues dans quelques semaines.  
 

Hachemane Lakhdar
 
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