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Journée scientifique à l’université de Tizi Ouzou

Le traitement de l’eau en débat

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le 02.10.17 | 12h00 Réagissez

 
	L’eau du barrage est soumise à une série de traitements avant son transfert
L’eau du barrage est soumise à une série de...

La baisse du niveau du barrage de Taksebt a altéré la qualité de l’eau ces dernières semaines.

Le taux de remplissage du barrage hydraulique de Taksebt, dans la wilaya de Tizi Ouzou, n’est que de 36%. Il peut assurer encore huit mois d’alimentation. C’est ce qu’ont affirmé des intervenants lors de la journée d’étude organisée jeudi par le laboratoire des eaux de l’université Mouloud Mammeri de Tizi Ouzou, à l’auditorium du campus de Hasnaoua.

Ainsi, Abderrahmane Yahiaoui, chef d’exploitation de la station de traitement du barrage de Taksebt, gérée par la Seaal, a rappelé les différentes étapes du processus du traitement de ce liquide vital. Il a, en outre, expliqué que la couleur jaunâtre de l’eau du robinet constatée ces derniers temps est due à la présence de quelques métaux qui échappent au processus de traitement, a-t-il expliqué.

Samia Ladjel, chef du laboratoire Contrôle et surveillance de la qualité de l’eau au niveau de l’ADE, a souligné qu’en plus des «missions de contrôle et de surveillance de la qualité de l’eau produite, notre laboratoire oriente son action principalement sur la prévention et la sensibilisation des populations sur la lutte et la protection contre la pollution des milieux hydriques et des ressources en eau». Elle a également parlé des différents tests et analyses effectués régulièrement par son service pour assurer la bonne qualité de ce liquide précieux.

«Pour veiller sur la bonne qualité de l’eau, nous effectuons des tests de chlore sur le site, des analyses physico-chimiques et bactériologiques», a-t-elle fait remarquer avant d’ajouter : «Nous élaborons, chaque mois, un planning de contrôle de 40 à 60 prélèvements par jour». D’ailleurs, a-t-elle précisé, «au niveau de chaque centre, il y a un biologiste ou un chimiste pour assurer, entre autres, des contrôles de la désinfection, au quotidien et suivre l’opération de nettoyage, désinfection des ouvrages hydrauliques».

La même responsable a ajouté que «la qualité de l’eau de consommation humaine ne doit pas être seulement la préoccupation de l’ADE, mais doit faire l’objet d’une attention particulière de tous». Par ailleurs, lors de la même rencontre, Chabane Aigoune, enseignant à l’université Mouloud Mammeri de Tizi Ouzou, a évoqué la qualité des eaux superficielles des eaux des bassins versants du Sebaou et des oueds côtiers déversées sur le littoral. D’autre part, lors des débats, Mustapha Oubabas, ancien directeur de l’environnement de la wilaya de Tizi Ouzou, a mis l’accent sur la pollution provoquée par les déchets de toutes sortes qui se déversent dans le barrage de Taksebt.

Il cite, à titre d’exemple, les résidus agricoles issus particulièrement de la trituration des olives. Il a, d’ailleurs, insisté sur la nécessité de réaliser au plus vite des bassins de décantation. M. Aït Hammou, ingénieur-expert à la direction des ressources en eau, a expliqué que six stations d’épuration sont programmées pour protéger cette infrastructure hydraulique, mais les avis d’appel d’offres pour la réalisation de ces installations se sont avérés infructueux. Enfin, Malek Abdeslam, enseignant à l’université de Tizi Ouzou, a donné une communication sur «Les ressources en eau et la production d’énergie hydro-électrique dans le Djurdjura». 

Hafid Azzouzi
 
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