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Centre d’addictologie de Tizi Ouzou

Lancement de l’admission en hospitalisation

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le 30.11.17 | 12h00 Réagissez

Le Centre d’étude, de recherche et de traitement des addictions du CHU de Tizi Ouzou vient de lancer l’admission en hospitalisation, a annoncé, hier, le directeur local de la santé, Pr Abbès Ziri.

Treize toxicomanes, dont une femme, ont été admis au sein de cette structure depuis le début du mois en cours. Intervenant à l’occasion d’une conférence-débat portant sur le dispositif et le schéma de wilaya de prise en charge des toxicomanes, ce spécialiste de la santé mentale a estimé que ce fléau, qui a émergé en Algérie durant les années 1990, affecte toutes les couches de la société, y compris les riches. Le cannabis est la substance la plus prépondérante, à laquelle s’ajoutent d’autres substances psychotiques, telles que les barbituriques et les solvants. Pr Ziri a cité le cas d’une patiente d’une wilaya du centre du pays admise au sein de cette structure après s’être «shootée» au gaz butane.

Un autre toxicomane de sexe masculin, hospitalisé dans ce centre, «sifflait» jusqu’à trois bouteilles de whisky/jour, a révélé Pr Ziri. «Le cannabis, les psychotropes et les boissons alcoolisées sont les produits utilisés. Nous avons une polytoxicomanie. Toutes les franges de la société sont concernées. Une enquête sur la toxicomanie, effectuée dans 10 wilayas d’Algérie (2010), a révélé que 37,7% des étudiants ont déjà consommé de la drogue», dira-t-il.  «Il ne s’agit plus aujourd’hui de malades mentaux associés dans certains cas à la consommation de drogue, mélomanes ou artistes l’utilisent pour leur propre consommation afin de favoriser la créativité. Il s’agit plutôt d’adultes et de jeunes. L’usage du tabac et des autres drogues à l’intérieur même des établissements scolaires est une réalité en Algérie», a souligné ce psychiatre, tout en rappelant les efforts consentis par les pouvoirs publics pour lutter contre ce fléau.

Une autre étude, menée en 2015, a révélé qu’au moins 9% des étudiants de l’université de Tizi Ouzou consomment de la drogue. Le directeur de la santé précisera qu’en plus des cures de sevrage, ce centre de désintoxication assurera le suivi théra-peutique des patients à moyen et long termes. Jusque-là, le traitement des toxicomanes se faisait au niveau de l’hôpital psychiatrique de Oued Aïssi (Tizi Ouzou) ou du centre de désintoxication du CHU Frantz Fanon de Blida, seul centre de référence en la matière dont dispose toute la région Centre.
 

Ahcène Tahraoui
 
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