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Secteur de l’hydraulique à Tizi Ouzou

Des ressources mal exploitées

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le 06.07.17 | 12h00 Réagissez

 
	Près d’un milliard de mètres cubes d’eau se perdent dans la nature
Près d’un milliard de mètres cubes d’eau se...

Le taux de raccordement aux réseaux de l’AEP a atteint 98,8%, mais les conduites sont vétustes et mal entretenues. «L’ADE n’arrive plus à assurer ses engagements vis-à vis de ses abonnés», déplore un élu de l’APW.

En dépit des investissements réalisés dans le secteur de l’hydraulique, la wilaya de Tizi Ouzou n’est toujours pas à l’abri des pénuries d’eau. Les différents intervenants n’arrivent pas à assurer une couverture de qualité. Entre des équipements vieillissants à rénover et les besoins croissants de la population, les efforts consentis par les pouvoirs publics restent insuffisants. C’est le constat que dresse la commission agriculture, hydraulique, artisanat, tourisme et pêche de l’APW de Tizi Ouzou.

Dans leur rapport présenté lors de la dernière session, les élus ont noté que l’une des contraintes majeures pour l’acheminement et la distribution de l’eau dans la wilaya est la complexité du réseau et le relief accidenté avec de fortes pentes. La ressource hydraulique est disponible, c’est sa gestion qui pose problème, a-t-on relevé. La dotation journalière est de 165 litres/habitant, avec une forte disparité entre les communes allant de 300 l à 20 l.

Le taux de raccordement aux réseaux de l’AEP a atteint 98,8%, mais les conduites sont vétustes et mal entretenues. L’autre point abordé a trait au mode d’organisation de l’Algérienne des eaux (ADE), qui, selon la commission, ne peut pas faire face aux différentes missions qui lui sont dévolues, à savoir acheminer l’eau et la distribuer en qualité et en quantité.

Le manque de moyens et de ressources humaines, la vétusté du réseau, la déperdition d’environ 60% de l’eau mobilisée, le piratage et les piquages illicites, ainsi que les créances, ont précipité l’entreprise dans une crise financière, ce qui impacte négativement la distribution de l’eau. «L’ADE n’arrive plus à assurer ses engagements vis-à vis de ses abonnés. L’absence sur le terrain de ses agents est aussi un facteur à l’origine du mécontentement des populations», poursuit le rapport de la commission.

Pour remédier aux pénuries récurrentes d’eau potable signalées dans plusieurs communes, les élus recommandent l’actualisation du schéma directeur de l’eau de la wilaya et la création d’agences opérationnelles de l’ADE dans chaque daïra. Dans ses réponses aux questions des élus, le directeur de l’unité de Tizi Ouzou de l’ADE a évoqué les contraintes rencontrées, dont la vétusté de certaines chaînes de distribution d’eau potable réalisées durant les années 1980, le vol et le sabotage des appareils de gestion et le manque de moyens humains et matériels.

Dans son intervention, le président de l’APW, Mohammed Msela, a fait observer que le problème de la pénurie d’eau reste posé et la distribution de cette précieuse dentée est toujours décriée. «Notre wilaya dispose du plus important patrimoine hydrique qui est de l’ordre de 1,1 milliard de m3, mais elle ne mobilise que 225 millions m3.

L’ADE pompe quotidiennement 250 000 à 300 000 m3/j, mais toute cette richesse n’arrive pas dans les robinets à travers les 1500 villages. Toutes les régions de la wilaya sont touchées par la rareté de l’eau potable. Pis encore, dans certains villages, l’eau de l’ADE n’arrive jamais, car les réseaux de distribution ne sont pas réalisés après plus de 60 ans d’indépendance», a-t-il déploré.
 

Ahcène Tahraoui
 
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