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Polyclinique de Bouzeguène

Déficit en personnel et en matériel médical

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le 18.10.17 | 12h00 Réagissez

La polyclinique de Loudha Guighil, dans la commune et daïra de Bouzeguène, n’en finit plus avec les problèmes et autres insuffisances, lesquels altèrent considérablement la prise en charge des malades.

Les prestations demeurent en deçà des espoirs des malades qui crient leur désarroi face à une équipe médicale dépassée. Chaque jour, le hall de la polyclinique fait le plein. A l’intérieur, les infirmières semblent montrer des signes de panique. On ne sait plus discerner entre une urgence et une consultation simple. Le matériel manque terriblement, tout autant que les médicaments d’urgence. L’appareil de mesure de la tension artérielle fait la navette entre les membres du personnel.

Des malades, dont la plupart sont hypertendu(e)s, des diabétiques en hypoglycémie allongés sur un banc métallique ou assis sur des chaises roulantes en attente de prise en charge. Selon un médecin, plus de 150 malades arrivent chaque jour à la polyclinique. En consultant le registre, c’est une moyenne de 75 à 85 malades qui viennent entre 17 heures et 23 heures.

Le personnel est dépassé par la charge de travail. En l’absence de gynécologue, les sages-femmes ou accoucheuses sont livrées à leurs propres réflexes en faisant face à de sérieux cas nécessitant une prise en charge médicale spécialisée.

Le service de radiologie n’a été ouvert que récemment, avec le recrutement d’une radiologue qui travaille sans interruption de 8h à 14h. Au-delà, pas de radio et en cas d’absence, la radio est fermée par manque de remplaçant. Le service du laboratoire travaille avec les moyens du bord.

Le courrier distribué tous les 45 jours

La poste d’Aït Ikhlef, au chef-lieu de la commune de Bouzeguène, ne reçoit le courrier qu’une seule fois par mois, et, en l’absence de facteur, le courrier met deux semaines supplémentaires pour arriver dans les boîtes postales et dans les 24 villages de la commune. C’est le constat amer de milliers de villageois qui ne savent plus à quel saint se vouer tant les retombées de ce retard se révèlent fortement dommageables pour les étudiants, les retraités, etc. qui attendent des documents urgents.

En effet, depuis plus d’une année, Algérie-Poste n’achemine plus régulièrement le courrier entre le chef-lieu de wilaya et les différentes daïras. Selon nos sources, il n’existe qu’un seul transporteur de courrier pour toute la wilaya. Cette situation est la conséquence d’un déficit énorme en facteurs, tant au niveau du centre de tri du courrier de la wilaya qu’au niveau des agences postales des localités rurales. Les facteurs admis à la retraite n’ont jamais été remplacés, nous explique-t-on.

Ainsi, pendant un mois, les postes enregistrent un volume énorme de courrier, mais qui ne trouve pas de facteurs pour être distribué. Selon deux employés des postes, c’est au niveau du centre de tri d’Alger que le retard commence. Les carences en personnel sont telles qu’il est difficile de résorber le retard dans la distribution.

Aujourd’hui, à titre d’exemple de préjudice direct, plusieurs centaines de retraités de la région qui n’ont pas reçu le certificat de vie, ont vu leur pension de retraite suspendue. Lesdits documents doivent être remplis et signés à la mairie en présence du retraité et réexpédiés avant la date butoir mentionnée sur le document, sous peine de suspension de payement de la pension par les caisses françaises. Beaucoup de retraités ou veuves qui bénéficient de retraites de réversion n’ont pas reçu leur pension depuis le mois de juillet dernier.
 

Kamel K.
 
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