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Bouzeguène : Hommage au chahid Mohand Oukaci

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le 26.08.17 | 12h00 Réagissez

Le  comité du village de Wizgane, en collaboration avec l’ONM et l’association des fils de chouhada Tanaïmt 54, a organisé, mercredi dernier, une grandiose cérémonie en hommage au fidaï Akli Mohand Oukaci.

Né en 1936 au village de Wizgane, dans la commune de Bouzeguène, Mohand Oukaci Akli fut un berger, un métier qu’il exerça dans la ferme familiale d’Azaghar. En 1956, âgé de 20 ans, il entama ses contacts avec les maquisards, qui avaient fait de sa ferme un relais de repos, de ravitaillement et de renseignement. Il fut l’objet de plusieurs arrestations, accusé de connivence avec les combattants de l’ALN. Il fut à maintes reprises l’objet d’interrogatoires et de tortures dans le tristement célèbre cachot de Takheroubth, près d’Assif Ousserdoun. Toutes les atrocités qu’il avait subies affûtaient son militantisme et sa détermination à combattre l’oppression de l’ennemi. Le 23 août 1957, il sera l’auteur d’une action d’éclat qu’il accomplira au péril de sa vie en se portant volontaire pour abattre un sergent de l’armée française dans son propre village et de lui subtiliser son arme, une MAT 49, avant de rejoindre le maquis.

Cette action courageuse déstabilisa l’armée française qui s’apprêtait à installer les barbelés autour du village pour faire aboutir sa politique coloniale de pacification de toute la région des Ath Yedjar, une zone stratégique pour réduire les actions de l’ALN. Son action le fit accéder dans les rangs de l’ALN et mieux encore, au sein même de la garde rapprochée de son cousin, le colonel Mohand Oulhadj. Le jeune Mohand Oukaci, qui côtoiera des hommes aguerris, prendra part à de nombreuses actions qui firent trembler les troupes ennemies. Il sera décoré par le grand colonel Amirouche de la médaille de fidaï, avant d’accéder au grade d’aspirant qu’il gardera jusqu’à la fin de la Guerre de Libération nationale. A l’indépendance, il décida d’intégrer et de faire carrière dans l’Armée nationale populaire. En 1963, il bénéficia d’une formation à l’Académie militaire d’Héliopolis, en Egypte, où il obtint, en 1964, le grade de sous-lieutenant.Sa carrière militaire fut, malheureusement, stoppée en 1968, suite à un accident de voiture survenu lors de son retour au premier bataillon d’infanterie de Tindouf. Il avait 32 ans.
 
 

Kamel K.
 
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