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Séminaire sur l’entrepreneuriat à Tizi Ouzou

8% des entreprises disparaissent chaque année

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le 23.11.17 | 12h00 Réagissez

 
	Des universitaires ont souligné l’échec des mécanismes d’aide à la création d’entreprises
Des universitaires ont souligné l’échec des...

Jusqu’à 8% des entreprises disparaissent chaque année à Tizi Ouzou, selon une étude réalisée par des universitaires et présentée à l’occasion du séminaire national sur l’entrepreneuriat et la dynamique territoriale, initié par la faculté des sciences économiques, samedi dernier, à l’université Mouloud Mammeri de Tizi Ouzou.

L’étude a été faite par une équipe de l’université d’Oran et porte sur le taux de renouvellement du tissu économique en Algérie et réalisée sur des entreprises activant à Tizi Ouzou. Les auteurs de l’étude estiment, par ailleurs, à 10% le taux de création d’entreprises dans la wilaya. Le taux de «mortalité» des entreprises dans la wilaya est bien supérieur à la moyenne nationale.

Une autre étude sur l’état des lieux et les perspectives de l’entrepreneuriat en Algérie, présentée à l’occasion du même séminaire, évalue en effet à 3% le taux national de  disparition des entreprises. Cela est principalement dû «à l’environnement dans lequel les entreprises sont appelées à évoluer», estiment les conférenciers.   

Pendant les deux journées du séminaire, les intervenants, représentant plusieurs facultés du pays, sont revenus sur le rôle prépondérant des entreprises, notamment les PME, dans la croissance économique et la lutte contre le chômage. Ils ont aussi insisté sur les multiples problèmes rencontrés par les entrepreneurs, à commencer par ceux liés au financement. Mohamed Kadi, maître de recherche au Cread (Centre de recherche en économie appliquée pour le développement), pointe ainsi «l’échec des différents mécanismes d’aide à la création d’entreprises», citant l’exemple de l’Ansej, l’Angem et de la CNAC.

La création d’un nouveau dispositif, avec plus d’avantages aux PME afin de mieux correspondre à leurs attentes, devient ainsi une nécessité pour la plupart des intervenants. Le Pr Chaïb, de l’université de Tlemcen, note pour sa part le rôle joué par les banques qui, «au lieu d’accompagner et de soutenir les porteurs de projets, les mettent face aux conséquences d’un éventuel non-acquittement de la dette.

Même chose pour l’administration fiscale, qui représente une pression supplémentaire pour l’entrepreneuriat», dira le conférencier. Les autres contraintes sont «humaines, avec un manque de compétence des porteurs de projets, administratives, suite aux changements des procédures, et aussi technologiques, avec les difficultés à s’adapter à l’environnement technologique», énumère une autre intervenante.

Les premiers pas de l’entrepreneur comptent aussi dans la survie de son projet, sauf que «l’absence d’étude de marché, de formation du porteur de projet, en plus du manque de financement fiable autre que celui familial, donnent lieu à un échec imminent», note une autre conférencière. Le développement de l’entrepreneuriat est aussi celui de l’implication de la femme entrepreneure. Amina Smadi, doctorante à l’université de Tizi Ouzou, souligne toutefois que l’activité d’une femme sur trois se fait dans l’informel.

Cela caractérise aussi 50% de l’activité économique en Algérie, que l’universitaire Belaïd Abrika désigne par «l’économie de bazar».
 

Un bureau de liaison université-entreprises

n Une cinquantaine d’étudiants ont bénéficié jusqu’à présent d’une formation dans le cadre du Bureau de liaison université-entreprises.

C’est ce qu’a révélé samedi dernier Ahmed Tessa, le recteur de l’université Mouloud Mammeri de Tizi Ouzou, à l’occasion du séminaire national sur l’entrepreneuriat et la dynamique territoriale, organisé par la faculté des sciences économiques.

 Ce bureau a été mis en place en partenariat avec les différents dispositifs d’aide à la création d’entreprises. Il a pour principal objectif de «former les étudiants diplômés de l’université désireux de se lancer dans l’entrepreneuriat et voulant mettre sur pied leur propre projet», soutient le responsable.

L’initiative a réjoui nombre d’intervenants et de participants au séminaire, qui y voient une véritable passerelle entre l’université et le monde économique.

C’est aussi une occasion pour les dispositifs d’aide à la création d’entreprises de s’impliquer un peu plus dans l’orientation des jeunes. Cela aura aussi un impact important pour la mise en place du projet futur, d’autant plus que le manque, voire l’absence, de formation des entrepreneurs  a été déploré tout au long des interventions.

Des universitaires ont même soutenu que cela fait partie des principales causes de l’échec des entreprises et de leur dissolution, affirmant que les «entrepreneurs se lancent parfois dans l’inconnu».  T. Ch.  

Tassadit Ch.
 
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