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Wilaya de Boumerdès : Le commerce informel revient en force

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le 04.12.17 | 12h00 Réagissez

 
	Les villes sont rongées par le fléau du commerce informel
Les villes sont rongées par le fléau du commerce informel

Le marché de gros de Khemis El Khechna est totalement désorganisé et abandonné aux spéculateurs.

Le dernier conseil de wilaya de Boumerdès, qui a été consacré mercredi dernier au secteur du commerce, a révélé le retour en force de l’informel. La sonnette d’alarme a été tirée au vu de la multiplication des vendeurs à la sauvette, ambulants, clandestins et autres achalandages de fortune, qui squattent les trottoirs et la voie publique en général. Il semble donc que les mesures répressives jusque-là appliquées n’ont servi que temporairement et que le jeu du chat et de la souris persiste entre les indélicats vendeurs et la force publique.

Ce phénomène a pris de l’ampleur au niveau des grands centres urbains, tels que Bordj Menaïel et les Issers, où les marchés construits par Batimétal tardent à ouvrir depuis plusieurs années. A Chabet El Ameur, des dizaines de commerçants étalent leurs marchandises au boulevard du centre-ville. Ces derniers avaient bénéficié d’étals au niveau des deux marchés érigés en 2015, pas loin du siège de l’APC, mais ils ont fini par déserter les lieux. Pour certains, la prolifération du commerce informel traduit la faiblesse des offres d’emploi.

Alors que d’autres pointent du doigt la mauvaise organisation du circuit de commercialisation, l’absence d’un véritable réseau de distribution et le manque de transparence dans les transactions commerciales, avec des défauts dans le système de facturation et de paiement. Enfin, un troisième avis ajoute le manque de moyens des services de contrôle, déjà appauvris par l’insuffisance des effectifs.

En tout état de cause, cette situation est  mise à profit par la constitution de «lobbys facilement perceptibles au niveau des marchés de gros, dont celui de Khemis El Khechna, pour les fruits et légumes, et Kharrouba, pour les produits alimentaires», selon un représentant des commerçants.

Le marché de Kharrouba est en exercice clandestin, dans le sens où il n’existe pas encore, mais des grossistes y activent au noir. Le retard de l’administration à y trouver une issue réglementaire et les hésitations à appliquer les décisions ont livré le marché à l’insécurité et aux parasites. De même, le marché de gros de fruits et légumes de Khemis El Khechna est totalement désorganisé et abandonné au diktat d’une mafia qui fixe des prix spéculatifs aux produits de la terre.

La filière viandes, elle, est toujours tributaire d’un ensemble de facteurs, comme la disponibilité d’une chaîne de froid  et l’alimentation du bétail et de la volaille, qui, elle aussi, subit les affres de la spéculation avec l’envolée des prix depuis la réduction de l’importation. Les pouvoirs publics déclarent intervenir dès que les nouvelles assemblées communales seront installées. Mais là aussi «la marge de manœuvre est extrêmement réduite», d’après l’appréciation d’un spécialiste en sciences commerciales et de gestion.

La redondance de pareils faits et réactions ne lui donne pas tort. Face à ce paysage qui échappe totalement aux pouvoirs publics, seules des réformes structurelles et des moyens conséquents en ressources humaines et en matériels, ainsi qu’une traçabilité des achats et ventes sont susceptibles de réguler un marché livré aux prédateurs.
 

Lakhdar Hachemane
 
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