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Récupération et transformation des emballages

SARL Djemaâ, un exemple de réussite

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le 08.06.17 | 12h00 Réagissez


Créée en l’an 2000, la SARL Djemaâ-récupération est l’une des rares entreprises qui donnent une seconde vie aux produits jetés dans la nature, contribuant ainsi à la protection de l’environnement et à la concrétisation des objectifs de la politique de développement durable. «On récupère des objets utiles à partir de matières mortes qu’on croit inutilisables.

On récupère surtout les bouteilles d’eau minérale, le verre et le plastique. On les trie, puis on les nettoie avant de les broyer pour obtenir des produits finis tels que les articles de ménage, de l’hydraulique, des balais, des caisses de boissons gazeuses et d’autres matières entrant dans la fabrication de couettes, etc.», précise son gérant, Azzedine Djemaâ. Très ambitieux, ce natif d’Al Adjiba (Bouira) s’est lancé dans le créneau de la récupération en l’an 2000.
Un domaine porteur mais peu connu et non développé en Algérie. «L’idée m’est venue en 1995 après une simple discussion avec un homme à Béjaïa. Celui-ci avait un four et faisait la fusion de l’aluminium. Il m’avait proposé de lui vendre la matière première que je devais récupérer dans la nature», a-t-il relaté, précisant que sa SARL est la première unité de récupération dans toute la région. Après cinq années de dur labeur, Abdelkader a créé sa propre entreprise à Al Adjiba, à l’est de Bouira, sur une propriété privée. «J’ai commencé avec six employés, mais aujourd’hui, j’en ai 25.  On a 4 camions, 7 rétrochargeuses et plusieurs machines de broyage et de granulage», a-t-il ajouté. La SARL vend ses produits principalement à la SNVI de Rouiba, Alfel d’El Harrach, Alverre d’Oran et Poval de Berrouaghia (Médéa).
«Certains de nos clients mettent parfois plus de 2 ans pour nous payer», souligne M. Djemaâ. Après quinze ans d’activités couronnés de grandes réussites, l’entreprise ouvre une unité à Corso, dans la wilaya de Boumerdès, sur un terrain de 2500 m2 loué à raison de 80 000 DA par mois. «Si on nous attribue un terrain, on va se lancer dans d’autres activités. Et on pourrait employer jusqu’à 60 personnes. Cela fait dix ans qu’on a déposé un dossier d’investissement à Bouira. Le terrain qu’on nous a attribué à El Djebahia est litigieux. Nous ne pouvons pas l’exploiter car il fait objet de litige entre l’Etat et un particulier», a-t-il déploré. En dépit des obstacles, M. Djemaâ affiche de grandes ambitions de voir son entreprise citée à l’avenir comme exemple dans le domaine de la récupération et la protection de l’environnement.
 

Kebbabi Ramdane
 
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