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Portrait

Mohamed Mokri, le défenseur des diabétiques

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le 30.09.17 | 12h00 Réagissez

Il arrive, parfois, que la vie d’une personne soit bouleversée par un événement qui en change profondément le cours, au point d’en faire le fer de lance d’une frange de la population.

C’est le cas de Mohamed Mokri, dont le parcours a été bouleversé par le diabète. En fait, ce sexagénaire a eu deux vies. L’avant diabète et l’après.

En effet, chef de service à l’Institut national de génie mécanique (INGM) de Boumerdès, il s’occupait des étudiants, de leurs programmes et de leur placement en stage auprès d’entreprises économiques. Ce qui lui valait des déplacements fréquents à travers le territoire national, avec une charge de travail importante. La pression professionnelle, conjuguée aux responsabilités familiales (six enfants) provoquera, en 1995, un état d’affaiblissement physique avec une perte de poids dangereuse. Une consultation médicale révéla que le sujet était atteint de diabète de type 1 (insulino-dépendant). «Après une hospitalisation au CHU Mustapha Bacha, j’ai appris, grâce aux professeurs Touati et Aït Mesbah à me prendre en charge. J’ai pris également conscience que beaucoup de malades ignoraient tout de leur maladie.

A ce moment-là, je me suis décidé à les aider. J’ai pris attache avec la Fédération des diabétiques pour fonder une association à Boumerdès (ADWB).» En 1996, une première journée scientifique est organisée. Elle a réuni les diabétiques les plus démunis de la wilaya dont le nombre passera rapidement à 15 000 adhérents. Mohamed Mokri s’y est distingué par un franc-parler sans précédent, devant un parterre de hauts responsables, à qui il a transmis les préoccupations de vive voix et d’éminents professeurs avec lesquels il formera un comité scientifique.

Une année plus tard, Mohamed Mokri parvint à réunir les représentants de 25 wilayas autour du premier, et le seul, congrès national sur le diabète, et réussit à convaincre trois ministres présents à ce moment-là de la nécessité de doter les malades du carnet de gratuité. Suite à une chute lors du séisme de mai 2003, Mohamed Mokri subit une intervention chirurgicale au niveau de la hanche où une broche lui a été placée pour éviter un handicap lourd. Il a été sauvé in extrémis d’une gangrène. Dès son rétablissement, il met sur pied une colonie de vacances, première du genre, au profit des enfants diabétiques à Zemmouri El Bahri. Les journées d’éducation et de sensibilisation pour les malades deviennent annuelles.

L’approvisionnement en insuline, appareils et autres produits pour les démunis se concrétisent grâce aux dons des laboratoires et des sponsors. L’autonomie du diabétique, appelée du vœu de Mohamed Mokri, est devenue une réalité.
 

Hachemane Lakhdar S.
 
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