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Journée scientifique à Boumerdès

Les risques du jeûne pour les diabétiques

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le 25.05.17 | 12h00 Réagissez

Les médecins ont attiré l’attention des malades sur l’impact du jeûne sur leur état de santé et l’impossibilité  de maintenir l’équilibre glycémique.

L’Association des diabétiques de la wilaya de Boumerdès (ADWB) a organisé lundi dernier une journée scientifique et éducative sur «Le diabète et le carême» au centre culturel islamique du chef-lieu. Des interventions ont permis aux spécialistes d’insister sur la consultation et le suivi médical durant ce mois sacré, en faisant ressortir les dangers qui guettent le diabétique jeûneur et les moyens d’éviter des complications.

Dr Saâdouni, du service de médecine interne de l’hôpital de Thénia, a souligné l’importance du généraliste dont «le bon suivi assurerait au malade la longévité, à condition qu’un support de suivi comme un carnet, une fiche ou une puce existe». Pour sa part, Dr Aït Idir a tiré la sonnette d’alarme sur la neuropathie (obstruction des vaisseaux) et «le pied diabétique», qui doivent faire l’objet d’une attention particulière, tant les cas d’amputation sont nombreux (40%) et coûteux (120 millions de centimes pour un seul cas).

Un équilibre glycémique serait, dans la plupart des cas, salutaire. De son côté, Pr Benabadji et Pr Hamas ont attiré l’attention de l’assistance, notamment les malades, sur la mauvaise influence du jeûne sur les reins des diabétiques de type 2. Ils ont plaidé pour la non-observation du jeûne en raison de l’impossibilité de maintenir l’équilibre glycémique.

Dr Boulehia, pour sa part, a confirmé que «la rigueur a sauvé beaucoup de malades». Mais est-ce le cas de nos hôpitaux et de notre système de santé ? Le Pr Benmehrath signale, quant à lui, qu’«il y a des systèmes qui interfèrent les uns sur les autres. Il y a un manque de visibilité et une problématique managériale».

La question des remboursements a pris une part importante dans les débats. Ainsi, M. Mokri, président de l’ADWB, affirme que «la CNAS ne rembourse que très peu aux malades. Il faut revoir les barèmes et les listes des prestations et des médicaments remboursables. Les réactifs manquent à la Maison du diabétique.

Les bandes sont limitées à une boîte pour des malades qui en consomment le double». Cette rencontre sur le diabète a également posé des problèmes de relations de couples et de la procréation, en relation avec les dysfonctionnements érectiles. Dr Béchini a révélé que les données épidémiologiques attestent que 20 % à 45% des malades sont touchés par ce phénomène, dont 68% ayant des problèmes urologiques et 44% d’entre eux souffrent de manière aiguë avec des incidences trois fois plus importantes chez les diabétiques.

«Mais si ce mal est détecté en France à hauteur de 25% de la population recensée cancéreuse de la prostate parmi celle ayant subi une consultation, en Algérie, il n’existe aucune donnée. Pourtant, la population à risque est importante à partir de 45 ans, et doublement, pour celle qui traîne 20 ans de diabète», a expliqué le praticien.


Hachemane Lakhdar
 
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