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Boumerdès

Les apiculteurs en difficulté

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le 25.12.17 | 12h00 Réagissez

 
	Le développement de la filière nécessite une véritable industrie de transformation
Le développement de la filière nécessite une...

Les foires et autres expositions du miel se multiplient dans la wilaya de Boumerdès et ailleurs, mais la situation des apiculteurs demeure toujours problématique.

Issus de 11 wilayas, les participants à la foire du miel, organisée au Centre de la culture islamique du chef-lieu de wilaya du 20 ou 27 décembre, sont unanimes à se désoler de l’ «inextricabilité» de leurs problèmes.

Pourtant, la production est là. Plus de 5 quintaux de miel pour chaque apiculteur, avec la possibilité de parvenir à plus et des produits dérivés comme la cire, le pollen, la gelée, l’essaim et jusqu’au pain d’épices au miel, en passant par le savon et les produits cosmétiques. Les bienfaits du miel sont dans tous les domaines. Cela pourrait être une véritable industrie de transformation si la filière venait à être valorisée et prise en charge par des investisseurs. Sadour Amar, de Tadmait, affirme rencontrer de grosses difficultés dans la production. Une ruche bas de gamme (d’origine chinoise) nous revient à 5 000 DA, la cire à 750 DA.

«Une fois ces outils indispensables chèrement acquis, il faut louer un emplacement pour la culture de l’abeille, qui est souvent très éloigné. Ce qui nécessite un moyen de transport. Le gîte et les frais de séjour sont aussi payés. Pour le miel de romarin, je me déplace à la frontière algéro-tunisienne, du côté de Tébessa, pour y installer mes ruches. Là-bas, les conditions climatiques et végétales sont propices à une  bonne récolte. Toutefois, les nombreuses dépenses influent automatiquement sur le prix du miel que nous maintenons autour de 4 000 DA/kg malgré la hausse du prix de revient», précise-t-il.

Pour un autre exposant de Tizi Ouzou, «si l’apiculteur gagne 15 millions de centimes en moyenne par mois, son bénéfice une fois les frais défalqués, n’est que de 2 millions». «Il faut reconnaître que c’est maigre. Malheureusement, même si l’offre existe, la demande est en berne», dit-il. Mme Harhoura, vétérinaire-puéricultrice à Boumerdès, abonde dans le même sens : «Le miel devrait être considéré comme un complément alimentaire entrant dans la prévention. Nos concitoyens n’y ont recours que lorsqu’ils tombent malades, d’où la mévente. En face, l’apiculture est soumise à des coûts élevés des produits d’entretien de la ruche comme les anti-varois, les aliments des abeilles, ou encore leurs médicaments, qui ont connu une hausse. Alors que les subventions se réduisent à une peau de chagrin.»

A la Banque de développement rural (BADR), on consent des prêts d’exploitation à 7,5% d’intérêts et d’investissement jusqu’à 9%. Sur les dossiers déposés par les paysans détenteurs d’une carte d’agriculteur, dont les apiculteurs, 2 500 ont été avalisés. Les refus sont souvent motivés par le changement de prix des fournisseurs, surtout après la dépréciation du dinar ou encore l’absence de qualification du demandeur.

 

Lakhdar Hachemane
 
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