Régions Kabylie Boumerdes
 

Journée d’étude sur l’oléiculture

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le 29.11.17 | 12h00 Réagissez

Avec 30% de la production nationale, 8324 oliviers disséminés sur 8231 hectares et 140 000 quintaux d’olives attendus, la wilaya de Boumerdès enregistre une amélioration de ce secteur malgré les 140 hectares incendiés cet été.

M. Afra, subdivisionnaire agricole, a estimé, dans sa conférence au cours de la rencontre organisée dimanche dernier au centre des loisirs scientifiques, que le secteur oléicole connaît une situation contradictoire. «D’un côté les potentialités sont énormes, alors que, d’un autre côté, les mentalités traditionalistes constituent un frein à sa modernisation». L’orateur a expliqué qu’au niveau phytosanitaire, «il y a non-respect de l’itinéraire technique, une absence de fertilisation et la pratique du gaulage.

En outre, il y a un manque d’unités de conservation, de conditionnement, une mévente de plants en raison de l’importation et du réseau de distribution dans un marché dominé par l’informel.» Bref, l’olive et son huile sont livrées à elles-mêmes. Les recommandations vont de l’aménagement des pistes et l’accès aux champs dans les endroits accidentés, l’organisation des oléiculteurs en coopératives et la mise sur pied d’un consortium dans la perspective de l’exportation.

Un oléiculteur du village Mezoudj, à Dellys, nous a fait part des difficultés qu’il rencontre dans l’exercice d’un métier encore confiné à l’utilisation des baudets, de plus en plus rares, dans l’acheminement des engrais ou dans la collecte que mènent des femmes en l’absence de la main-d’œuvre masculine.

Il se plaint également de l’absence des pouvoirs publics qui gèrent à partir des bureaux, des techniciens de l’Institut national de protection des végétaux (INPV) qui ne se déplacent pas non plus, du manque de laboratoires au niveau de la wilaya pour effectuer des analyses sur la qualité de l’huile et, ainsi, définir ses compositions pour en améliorer la qualité.

La formation est, elle aussi, absente. Des oléiculteurs, par méconnaissance, ne respectent pas l’alternance (un an sur deux) et les périodes de repos (janvier et décembre). Ils effectuent la collecte des olives tardivement, une fois l’olive desséchée. Enfin, la mise à niveau aux normes de trituration fait défaut.

Les oléifacteurs, en nombre insuffisant, continuent à mélanger l’olive à l’eau avant de la meuler en trois phases alors que nos voisins espagnols utilisent les deux phases sans rajouter de l’eau pour obtenir une huile vierge de bonne qualité.

Pour remédier un tant soit peu à ces difficultés, une caravane doit sillonner les 12 communes de la wilaya pour sensibiliser les producteurs aux dangers de la collecte (chutes), aux soins, à la conservation loin des bouteilles en plastique et des ustensiles et à la nécessité de s’assurer socialement et auprès de l’assurance contre les catastrophes naturelles. 

L. H.
 
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