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Boumerdès : Les viticulteurs en difficulté

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le 18.09.17 | 12h00 Réagissez

45% de la production nationale de raisin de table proviennent des vignobles de la wilaya de Boumerdès.

Les viticulteurs de la wilaya de Boumerdès ont saisi l’occasion de l’Exposition sur la production de raisin, avant-hier, pour fêter ce fruit au nectar royal et porter leurs doléances à la connaissance des autorités et des responsables du secteur. Les viticulteurs se plaignent surtout de la cherté des pesticides et  des engrais, dont le prix augmente chaque année, ainsi que du retard dans la livraison. «Nous devons nous approvisionner en engrais auprès d’une entreprise située à Annaba, qui ne nous  livre la marchandise qu’en décembre, alors que la vigne en a besoin en septembre/octobre.

Au-delà, elle risque fort d’être perdue», s’exclame un agriculteur de Baghlia. Selon lui, «les prix des engrais augmentent de 1000 à 2000 DA». «Aujourd’hui, on paie le sac jusqu’à 10300 DA contre 7 000 DA il y a deux ans», dit-il. Mais pas seulement, les pesticides aussi connaissent une tendance à la hausse. «Pour 1 kilogramme, nous devons débourser 5000 à 6000 DA», révèle un autre paysan de Sidi Daoud.

En aval, cette inflation des prix entrant dans la production se reflète négativement sur le consommateur, qui paye le kilo de raisin muscat à 200 DA dans la première wilaya productrice de ce fruit au niveau national. La directrice de l’agriculture parle d’une production annuelle de 2 millions de quintaux, soit 45% de la production nationale, précisant qu’une superficie de 10 000 ha est exploitée sur les 11 000 ha existants.

En somme, il y a une régression dans la superficie exploitable, comme l’explique un paysan : «Le manque d’eau, conjugué aux frais, a poussé certains petits producteurs à abandonner l’exploitation du vignoble. On peut dire que l’aviculture traditionnelle est en crise parce qu’elle n’arrive pas à soutenir les exigences de l’investissement, autrement dit, un aviculteur ne peut pas engager 45 à 50 millions sur une superficie modeste pour n’engranger que 10 millions de rentrée.»

Si on ajoute les problèmes d’absence d’un marché de gros, de l’assurance restrictive à 5%, sans prévoir les méfaits de la sécheresse et les lenteurs bureaucratiques dans le traitement des dossiers de demande de reconnaissance de la qualité d’aviculteur, on prend la mesure du découragement qui frappe les exploitants de la vigne.               





 

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