Régions Kabylie Boumerdes
 

Boumerdès : Les plages de Figuier se bidonvillisent

Taille du texte normaleAgrandir la taille du texte

le 26.07.17 | 12h00 Réagissez

 
	Zone d’activité de Tala Athmane
Zone d’activité de Tala Athmane

Réputée pour ses deux plages, est et ouest, la localité de Figuier, située entre Boumerdès et Zemmouri, connaît une dégradation sans précédent.

Cela est constaté notamment au niveau de la crique, qui est surplombée par une colline rocheuse donnant sur un site de chalets. Dans cet endroit appelé Les grottes, des citoyens indélicats ont transformé la colline en décharge sauvage. Mais le pire est au pied de la colline, où des baraques en parpaing et même en briques couvertes de tôle ont été érigées dans la même la plage.

Des gargotes sommaires proposent aux estivants des sandwichs et des plats à la qualité douteuse. Amar, gardien du centre familial des travailleurs du CHU Mustapha, se désole de l’état de dégradation des lieux. «Avant, cet endroit était très prisé par les étrangers en raison de sa propreté et de son paysage qui allie plage de sable fin et des rochers avec des excavations en forme de petites crevasses et de grottes.

Aujourd’hui, comme vous le constatez, la plage est à la merci d’opportunistes qui l’ont squattée avec leurs parasols et tables à louer. Mais, il y a aussi les estivants et leur manque de civisme», regrette-t-il. Sur les plages, censées être gratuites, de grands parasols ceinturés d’un drap sont alignés côte à côte au risque de ne laisser aucun passage.

Pis encore, pour le second rang de parasols, la vue sur la mer est carrément bouchée. La surveillance des enfants qui jouent dans l’eau devient problématique. «Les services de sécurité ont fait le travail. Les éléments de la Gendarmerie nationale passent le matin et ordonnent le démantèlement des parasols, notamment ceux qui n’étaient pas occupés par les estivants. Mais, ils sont remis en place aussitôt les gendarmes partis.»

Le responsable improvisé du parking avoue : «Depuis 13 ans, nous occupons ces lieux pendant l’été. On nous avait même donné des autorisations. Puis, sans crier gare, nous avons appris que c’est interdit. Mais, personne n’est venu nous le signifier. Nous ne comprenons plus. On aurait pu nous réunir et sortir avec une solution moins répressive.»

La situation actuelle est une véritable impasse. Un estivant la résume : «D’un côté, les autorités interdisent, mais ne parviennent ni à contrôler ni à nettoyer. D’un autre côté, les concessionnaires sauvages exercent un diktat en essayant de nous faire croire que sans eux il n’y aura pas de plages propres.» Un été pourri pour les uns et les autres.
 

Lakhdar Hachemane
 
le dessin du jour
LE HIC MAZ

Mes infographies

El Watan Magazine

impact journalism days

 

Indépendance Algérie

 

El Watan Etudiant

Chroniques
Point zéro Repères éco

Vidéo

Débats d'El Watan

Débats d'El Watan
Loading...

Suivre El Watan

FacebookFacebook       TwitterTwitter
Télévision
Télérama       Télé Alger TV Algérie
 
Loading...