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Beni Amrane (Boumerdès) : Les villageois interpellent les autorités

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le 07.08.17 | 12h00 Réagissez

 
	De nombreux projets visant à améliorer le cadre de vie de la population sont restés en souffrance
De nombreux projets visant à améliorer le cadre de vie de...

Les citoyens de la commune de Beni Amrane demandent aux autorités locales de relancer les opérations de développement local.

Les habitants d’une vingtaine de villages de la commune de Beni Amrane, dans la wilaya de Boumerdès, ont adressé une pétition au premier responsable de la wilaya pour dénoncer «l’état de sous-développement» de leur localité. Au chapitre de l’habitat, les citoyens relèvent le ralentissement de la construction rurale (Fonal) et le blocage des autorisations pour la construction verticale aux membres d’une même famille. Au lotissement Oued Djenane, les bénéficiaires attendent leurs actes depuis 1998.

Alors que les habitants de la cité Tameridjth, Si Slimane et Thala Taghramath s’impatientent devant le manque de réseau d’assainissement. De plus, au moment où la majorité des projets LSP ont été relancés, celui du centre-ville de Beni Amrane n’a pas encore démarré. La cité évolutive Oued Djenane, elle, manque d’aménagements au même titre que celle des Amandiers, dont les espaces verts ont été squattés. Les villageois de Béni Amrane ne comprennent pas pourquoi le projet de raccordement au réseau du gaz de ville est en souffrance.

Quant au problème d’alimentation en eau potable, ils réclament la construction urgente d’un château d’eau au chef-lieu, d’une station d’épuration et d’un grand réservoir à la cité Si Slimane pour atténuer un tant soit peu les difficultés d’approvisionnement. A Ivouren Hellil d’Aït Amar, c’est l’assainissement qui fait défaut. Les habitants d’Aït Si Rabah craignent les inondations en raison de l’absence totale de caniveaux. La pétition fait également grand cas de l’absence de routes et de pistes. Le secteur éducatif fait également l’objet de requêtes.

Le projet du Cem à Beni Khelifa n’est qu’au stade de terrassement. Il manque des annexes d’écoles primaires à Tallit et Cheurfa et une annexe de lycée à Tasouikth. A Oued Bouchelaghoum et Haddada, c’est l’entretien qui fait défaut. Au moment où à l’école de Tasouikth, le CEM nécessite des aménagements. L’incompréhension est aussi de mise concernant l’absence de l’enseignement du tamazight au niveau des trois paliers. Les étudiants de cette région, eux, réclament le transport universitaire.

On s’interroge également sur le sort de l’institut de la formation professionnelle du centre-ville, dont les travaux sont à l’arrêt et le projet de la bibliothèque communale à Thasouikth. La localité  souffre également du manque de couverture sociale. En matière de transport, Beni Amrane n’a ni gare ni agence pour voyageurs. A la place d’un vrai marché, la placette publique, ou plutôt ce qui lui tient lieu, est livrée à des marchands ambulants.

Par ailleurs, des annexes de la Protection civile sont indispensables au niveau de certaines localités comme Tasouikth. Les derniers incendies qui ont ravagé ces zones le démontrent. La rapidité des interventions des secouristes dépend de leur proximité et de l’aménagement de pistes d’accès. La société civile avait alerté, l’année dernière, les pouvoirs publics, en vain. 

Lakhdar Hachemane
 
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