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Université Akli Mohand Oulhadj de Bouira

La violence s’empare du campus

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le 12.02.18 | 12h00 Réagissez

Les agressions sont devenues monnaie courante en milieu universitaire à Bouira. Récemment, un étudiant a failli perdre la vie, après avoir été poignardé par un individu muni d’une arme blanche.

La victime, qui souffre de plusieurs plaies au cou, se trouve dans un état critique. Elle est toujours hospitalisée au CHU Mustapha d’Alger. L’incident, survenu à la faculté des sciences humaines et sociales, a suscité moult questionnements. Le phénomène de l’insécurité régnant au niveau du campus de Bouira est inquiétant. Pourtant, la communauté estudiantine ne cesse de dénoncer la montée de la violence à l’intérieur des facultés.

Cette nouvelle agression a plongé le campus dans l’inquiétude et la panique. Les bagarres, opposant parfois des groupes d’étudiants munis de toutes sortes d’armes blanches, sont devenues monnaie courante. Ces scènes de violence caractérisent ainsi le profond malaise dans lequel se trouve le campus de Bouira.

Ce dernier a été plongé à la fin de l’année passée, durant des jours, dans des scènes regrettables, et ce, dans le sillage des revendications estudiantines appelant à une promotion efficace et sérieuse de la langue amazighe. Des étudiants qui, pour rappel, ont organisé une marche de protestation en guise de dénonciation contre la volonté des pouvoirs publics et de ses relais, de «barrer» la route à toute initiative ou démarche visant la promotion de la langue berbère, ont été accueillis violemment par des bandes de voyous appelés par des organisations estudiantines proches des partis islamistes. Plusieurs étudiants ont été blessés.

En dépit des doléances soulevées par la communauté estudiantine, appelant au renforcement des mesures de sécurité, notamment à l’intérieur du campus, l’introduction d’armes blanches est devenue incontrôlable. Des personnes étrangères au campus font la loi au vu et au su des responsables de l’université, a-t-on regretté.

Toutes nos tentatives pour joindre le recteur de l’université sont restées vaines. Face à la montée du phénomène de la violence, devenu inquiétant ces dernières années, l’administration, ainsi que les départements, sont appelés à initier des rencontres traitant du sujet, afin de cerner cette problématique, plutôt que d’organiser et de «polluer» l’espace universitaire avec des colloques générant des budgets importants et qui désormais n’intéressent plus personne. 
 

Amar Fedjkhi
 
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