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Tamokra : Quand le transport vient à manquer

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le 01.08.17 | 12h00 Réagissez

La commune de Tamokra, une mosaïque de villages dispersés dans un vaste massif montagneux, est aux prises à une indisponibilité chronique en moyens de transport public.

«Si vous désirez vous rendre au chef-lieu communal à partir des grandes villes de la Soummam, comme Akbou ou Seddouk, il n’y a pas de problème particulier, car des navettes régulières assurent la liaison. Par contre, pour rallier les villages, c’est beaucoup moins évident», souligne un transporteur de la région.

Des citoyens de Tamokra attestent que tous les villages sont logés à la même enseigne. «L’Etat a toujours délaissé ce créneau. Les transporteurs privés n’exploitent que les lignes jugées rentables. Ils n’ont aucune raison de desservir des villages aux routes délabrées et à la population clairsemée, comme les nôtres», dira un citoyen du village Tizi Aidel. «Ici, si vous n’avez pas la chance de disposer d’un véhicule, ou, à défaut, d’une monture quatre pattes, vous ne pouvez compter que sur vos jambes pour vous déplacer», soutient un villageois de Bicher, le plus peuplé de la circonscription.

La situation, signale-t-il, est encore plus alambiquée pour les villages enclavés, comme Tassira et Boukerdous, où les déplacements relèvent de la croix et la bannière. «Pour se rendre au chef-lieu communal, distant de plusieurs kilomètres, c’est un vrai casse-tête chinois», se plaint un retraité de Tassira, un hameau enclavé qui se vide inexorablement.

«Nous sommes isolés et marginalisés par les autorités. Au village, il n’y a pas l’ombre d’une unité de soins, d’une antenne de mairie ou d’un quelconque équipement public de base. Les gens sont confrontés à un dilemme cornélien : végéter dans le dénuement et la précarité ou déguerpir. Beaucoup ont choisi la deuxième option», témoigne, sur un ton empreint d’amertume, un quadragénaire de Boutouab.

Un village reclus qui se consume à petit feu, au rythme des exodes. En désespoir de cause, déplore-t-on, les habitants sont partis, les uns après les autres, faute d’avoir pu arrimer leurs espoirs, ne serait-ce qu’à une vague promesse que leur sort allait changer.

M. Amazigh
 
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