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Ouzellaguen : Quand le courrier se perd !

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le 05.12.17 | 12h00 Réagissez

Le segment courrier-colis est une activité en perte de vitesse chez Algérie-Poste, dont il est à la fois le ventre mou et le maillon faible.

En témoignent ces récurrentes récriminations des citoyens, notamment ceux résidant dans les contrées excentrées par rapport aux agglomérations urbaines, comme c’est le cas dans la commune d’Ouzellaguen. Dans cette circonscription, hormis quelques localités privilégiées, la prestation émarge aux abonnés absents.

«Notre village est situé à quelques encablures seulement de la ville, dans le prolongement du périmètre urbain. En dépit de cela, nous sommes obligés d’aller chercher notre courrier au bureau de poste d’Ighzer Amokrane», maugrée un retraité du village Boutagout. «Algérie-Poste fait dans le deux poids, deux mesures, en continuant à assurer la distribution du courrier dans certains villages et pas dans d’autres», dénonce un habitant du village Didoune, situé en surplomb de la ville.

Pour sa part, un jeune du village Khenfor juge cette manière de faire «aussi partielle qu’impartiale». «On nous a demandé de désigner quelqu’un au village pour le charger de l’acheminement du courrier. C’est insensé, et à la limite absurde de chercher à se soustraire à ses responsabilités», fulmine un autre villageois.

Les cas de ces courriers égarés, arrivés en retard à destination ou même perdus, sont légion, à en croire des témoignages recoupés. «J’étais destinataire d’une convocation pour passer un examen professionnel. J’ai reçu mon courrier deux jours après la date prévue. Plus grave, d’autres personnes se plaignent de n’avoir jamais vu la couleur de leur courrier», soutient un jeune universitaire du village Boutagout.

A l’ère du tout digital, Algérie-Poste a opéré des ajustements et des recentrages de ses activités afin de s’adapter aux mutations. Une démarche guidée par la logique de commercialité et le souci de rentabilité. «S’adapter oui, mais ce n’est pas pour autant qu’on devrait renoncer à sa mission de service public», conteste un citoyen du village Sidi Younès.

M. A.
 
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