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Ouzellaguen : Le pain, une denrée rare

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le 26.12.17 | 12h00 Réagissez

Le pain ordinaire n’est disponible dans la commune d’Ouzellaguen que durant les premières heures de la matinée. Les étals des boulangeries et des commerces sont achalandés de pain jusqu’aux alentours de la mi-journée.

Au-delà, plus rien à se mettre sous la dent. Les retardataires ont beau quêter désespérément une hypothétique baguette. C’est la rupture. «Repassez demain, ou alors prenez du pain maison, car dans quelques heures, vous n’en trouverez plus», s’entend-on dire dans les boutiques en libre-service.

«A ma sortie du bureau, vers midi, j’étais surpris par l’épuisement des stocks de pain. J’ai vainement fait tous les commerces de la ville d’Ighzer Amokrane, y compris les boutiques du village Hellouane. Plus la moindre baguette de pain», souligne un citadin, fonctionnaire de son état.

Partout où l’on cherche, c’est la même rengaine qui est servie invariablement à longueur d’après-midi. «Les gens ont acquis le réflexe de s’approvisionner en pain dès les premières heures de la matinée. C’est la règle idoine pour se mettre à l’abri des mauvaises surprises», dispose un retraité du village Maghnoune, à la périphérie de la ville.

Pitance quotidienne de la plèbe, la baguette de pain, susurre-t-on, a tendance à s’épuiser plus vite, en cette période d’olivaison, que d’ordinaire. Aussi prenante qu’éreintante, la cueillette des olives laisse peu de temps à la ménagère pour mettre la main à la pâte et préparer les victuailles de la journée.

Cependant, pense-t-on, cette pénurie de pain est surtout imputable à l’insuffisance de l’offre. La poignée d’artisans boulangers en activité consacre peu de temps à la panification. Ils s’investissent plutôt dans la confection de viennoiserie et autre pâtisserie, qui offrent de meilleurs dividendes.

Dans la plupart des cas, convient-on, l’activité de boulanger n’est presque plus qu’un alibi, pour justifier sa raison sociale. Et pour cause : si le consommateur se plaint d’avoir du pain sur la planche pour se procurer sa ration quotidienne, le boulanger n’en est pas moins dans le pétrin. Au propre comme au figuré.

«Si les pouvoirs publics ne décident pas d’un rééquilibrage du tarif du pain, nous serons condamnés à terme à la cessation d’activité», alerte un boulanger. Notre interlocuteur rappelle que le prix actuel de la baguette de pain est intenable, au regard du renchérissement des charges d’exploitation, notamment celles liées à la main-d’œuvre et à l’énergie.
 

M. A.
 
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