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Chelkia Hassiba. directrice de la DOU de Béjaïa et présidente de la rentrée universitaire 2017/2018

«Notre budget n’est pas touché par l’austérité»

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le 22.08.17 | 12h00 Réagissez


Par le passé, un manque en lits s’est fait ressentir et la qualité de la restauration était décriée. Y a-t-il de nouvelles mesures pour améliorer les conditions de prise en charge des étudiants cette année ?

Tout est prêt pour accueillir les étudiants dans de bonnes conditions. Concernant le problème de la surcharge, il ne se posera pas cette année. Il y a une certaine aisance qui fait que l’occupation des chambres sera de 3 étudiants en moyenne. On pourrait cependant envisager des chambres à 4 étudiants à la demande de ces derniers. S’agissant de la qualité de la nourriture, je pense qu’elle n’est pas aussi mauvaise qu’on le dit. Ceci dit, j’ai pris des dispositions par rapport à l’hygiène. Les directeurs des résidences sont instruits pour veiller strictement au respect des règles de propreté. Quant au transport, nous avons 102 bus urbains et 29 interurbains, soit largement assez pour répondre convenablement aux besoins.

Le budget de certaines résidences universitaires aurait été réduit à cause de l’austérité. Est-ce vrai?

Ce n’est pas vrai. Le budget des œuvres universitaires n’est pas concerné par l’austérité. Au contraire, il a été augmenté de 10%.

Du temps de l’un vos prédécesseurs, une enveloppe de 156 milliards de centimes a été octroyée à votre secteur pour la réfection des résidences universitaires. Or, on voit aujourd’hui que certaines de ces résidences sont toujours dans un état lamentable. Est-ce que le secteur a bénéficié d’un programme pour prendre en charge ce volet ?

Je ne peux pas me prononcer sur ce qu’ont fait les autres. Je ne suis ici que depuis six mois. Mais pour répondre à votre question, pour le moment il n’y a aucun budget octroyé pour la réfection des résidences.   

Au niveau de la résidence Nouvelle Pépinière, nous avons remarqué qu’un sas à accès magnétique a été installé. A quoi sert ce dispositif et sera-t-il généralisé ?

Oui. C’est vrai. Il s’agit d’une première, un essai qui sera généralisé sur toutes les résidences que je gère si jamais ça réussit. Nous attendons que les étudiants rentrent pour savoir quel est leur avis là-dessus. Nous savons déjà que certains d’entre eux le contestent, mais beaucoup l’ont salué. Ce dispositif sert surtout à juguler le problème des «extras» qui nichent dans les cités universitaires et dont certains sont même devenus un danger pour les étudiants. Nous avons même des réclamations à ce sujet. Sur un autre registre, ce dispositif nous aidera à mieux maîtriser la comptabilité. Car, il faut le savoir, on ne peut pas bien gérer si on ne maîtrise pas les chiffres. Je m’explique : par exemple, si nous connaissons le nombre exact de résidents, les cuisiniers sauront exactement combien de plats préparer. Nous comptons également installer des caméras afin de mieux contrôler les résidences. A cela s’ajoute une mesure servant à former davantage les agents de sécurité à mieux faire leur travail et à être à la hauteur de leur tâche.  

Le secteur des œuvres universitaires n’arrête pas d’enregistrer des conflits sociaux tant avec les travailleurs qu’avec les étudiants. Que comptez-vous faire pour endiguer cette instabilité chronique ?

Il faut d’emblée savoir que ne nous sommes pas contre les partenaires sociaux, étudiants et travailleurs. Dans toute situation conflictuelle nous favorisons le dialogue. Nous sommes à l’ère du management participatif, c’est fini les vieilles recettes. Le dialogue pour régler les conflits avant tout. Mais il faut que les partenaires sociaux, que ce soit les travailleurs affiliés à l’UGTA, au Snapap ou autres, mais aussi les étudiants, fassent de même et soient sincères pour que nous puissions ensemble résoudre les problèmes. J’exige juste que les partenaires aient de bonnes intentions. Je n’aime pas les arrière-pensées et la manipulation et je ne demande que de la sincérité.
C’est un constat : les salles de prière, dans pratiquement toutes les résidences universitaires de Béjaïa, sont devenues des mosquées. 

Nous avons remarqué aussi que certaines de ces mosquées reçoivent des imams de l’extérieur. Tout cela est-il conforme aux lois régissant les lieux du culte universitaires et au règlement intérieur des cités U?

Non, je ne pense pas que les salles de prière soient devenues des mosquées. Quant au fait qu’elles reçoivent des imams de l’extérieur, je ne suis pas au courant, vous venez de me l’apprendre et j’en prends acte. Normalement, ce sont les étudiants qui sont censés gérer par eux-mêmes la prière. Je ne tolérerai pas que des imams viennent de l’extérieur. Toute conférence ou toute autre manifestation, qu’elle soit à caractère culturel ou cultuel, est soumise à autorisation préalable. Nous n’accepterons pas la politisation de l’université comme nous n’accepterons pas que des discours extrémistes soient véhiculés à l’intérieur des résidences universitaires. On veut seulement que chacun fasse ce qu’il veut, mais dans le cadre de la loi. 

 

Mohand Hamed-Khodja
 
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