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4e Salon du promoteur immobilier de Béjaïa

Le logement toujours aussi cher

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le 21.05.17 | 12h00 Réagissez

 
	L’offre concerne plusieurs sites dont celui de Oued Ghir
L’offre concerne plusieurs sites dont celui de Oued Ghir

Plus de 80 participants, entre promoteurs immobiliers, représentants d’activités annexes dans le secteur du bâtiment et de banquiers, ont pris part, du 16 au 20 mai au niveau de la grande surface du lac, au quatrième Salon du promoteur immobilier de Béjaïa.

Organisé par l’Association des promoteurs immobiliers de Béjaïa (APIB), ce Salon a pour objectif «de mettre en relation les promoteurs et les clients potentiels», a indiqué un participant.

En plus des différents stands installés à l’intérieur des anciennes galeries du Souk El Fellah, le programme du Salon comprend des conférences relatives au secteur du bâtiment. Mercredi, une conférence sur le crédit immobilier a été animée par les représentants d’une banque étrangère. Elle a porté sur les modalités de financement du logement, une offre qui devient de plus en plus incontournable pour beaucoup de ménages qui souhaitent acquérir un bien immobilier. Contracter un crédit est en effet devenu le seul moyen possible pour avoir un chez soi pour nombre de personnes, notamment celles issues de la classe moyenne, désespérées qu’elles sont de pouvoir souscrire à l’une des formules aidées proposées par l’Etat.

Le crédit est d’autant plus recommandable que les prix de l’immobilier ont atteint, en l’espace de quelques années, des prix exorbitants rendant tout paiement cash quasi impossible pour les petites et moyennes bourses.
Pour en avoir une idée, il n’y a qu’à faire le tour des stands. Les prix varient généralement entre 8,5 et 12 millions de centimes le mètre carré, selon que la promotion est située au centre de Béjaïa où à sa périphérie. «Nous avons une promotion de 180 logements en cours de construction au quartier Smina, livrable au quatrième trimestre 2019. Pour tous types d’appartements confondus, le prix est fixé à 11 millions de centimes le mètre carré, avec possibilité de paiement par crédit bancaire», nous propose un promoteur basé à Béjaïa-ville. Pour attirer des clients, il propose une remise de 5000 DA sur le mètre carré sur quelques-unes de ses promotions.

Non loin de là, un autre stand propose des appartements à 8,5 millions de dinars, mais à Oued Ghir, actuellement à 25% du taux d’avancement des travaux et livrable fin 2019, nous indique la préposée au stand. Toutefois, un apport initial de 20% est exigé. A moins de trouver une banque qui va financer le tout, et ce, en plus d’avoir un salaire qui va le permettre, ce qui semble être un avantage devient aussitôt caduc. Mais il semble que des clients aient trouvé leur compte avec cette formule, puisque la préposée au stand annonce sept appartements vendus, rien qu’au deuxième jour du Salon. Il y a apparemment ceux que la crise et l’érosion du pouvoir d’achat n’a pas touchés. Malgré les prix élevés, les promoteurs arrivent à trouver preneurs à leurs appartements qui poussent un peu partout sur le territoire de la wilaya.

Mais pour nombre de personnes interrogées par nos soins, les prix restent toujours hors de portée. «Je me suis inscrit pour un programme LPA, il y a plus de deux ans, mais comme rien n’est fait à ce jour, j’ai décidé de ne compter que sur moi-même pour m’acheter un appartement. Mais en voyant les prix, ce n’est pas du tout encourageant, en plus, c’est tout le monde qui demande un apport personnel d’au moins 10%. La solution c’est d’attendre pour je ne sais combien de temps encore», nous dit un quadragénaire, dépité. Il accuse les promoteurs de spéculer en vue de faire monter au maximum les prix, et l’Etat qui s’est montré «incapable» de les contrôler et de mener convenablement sa mission d’aide au logement à travers les différentes formules telles que l’AADL, le LPA, le logement social, etc.  

Pour les promoteurs, le renchérissement du mètre carré du logement est justifié par la hausse des prix des matériaux de construction et des assiettes de terrain. «A Béjaïa, il n’y a presque plus de terrain libre à bâtir. Nous achetons auprès de particuliers qui fixent les prix comme bon leur semble. De plus, quand vous avez enfin cette assiette, il faut faire face à des prix de matériaux qui ne cessent de grimper depuis des années», explique un promoteur. Pour lui, cette hausse influe négativement sur les ventes. «Vous savez, nous n’avons pas le choix, soit on suit le marché, soit on met la clé sous le paillasson. Les gens n’arrivent pas à comprendre toutes les difficultés auxquelles nous faisons face», se plaint notre interlocuteur.   
 

Mohand Hamed-Khodja
 
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