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Hommage aux anciens de l’école du jeune citoyen

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le 10.09.17 | 12h00 Réagissez


L’étoile culturelle d’Akbou a réussi à rassembler les anciens élèves, les enseignants et les administrateurs de l’école du jeune citoyen Madjid Benaoudia d’Akbou dans une rencontre assez riche en émotions. Ils sont 11 à avoir réussi leur examen cette année, même si l’examen n’est pas l’unique mission de l’école, mais elle les initie aussi au droit et à l’éducation citoyenne et environnementale entre autres. «Tous les élèves qui passent par cette école y gagnent quelque chose, si ce n’est pas l’attestation de réussite au baccalauréat, c’est est une initiation à la citoyenneté», déclare Kichou Zahida, ancienne responsable de l’école et membre de l’association.

L’école de la deuxième chance est lancée officiellement en septembre 2003, juste après les événements de Kabylie (Printemps noir), où la majeure partie des jeunes Akbouciens ont pris part à ce mouvement. Un mouvement qui a contribué d’une part à la conscientisation de la jeunesse vis-à-vis du système éducatif, l’archaïsme des cours et le délaissement de l’établissement scolaire en Kabylie. A cela, il faut ajouter les séquelles psychologiques et le traumatisme culturel dont ont été victimes la région et ses alentours à cette époque.

«La cérémonie a connu une réussite sans précédent», d’après les présents. Les organisateurs ont, non seulement, rassemblé la majorité des personnes qui se sont succédé à l’école, mais ont aussi rendu un vibrant hommage aux enseignants et à toutes celles et ceux qui ont contribué à la mise en place et la résistance de cet organe, qui est devenu une référence à l’échelle nationale. «Pendant l’échec de l’école de jeunes citoyens de l’association algérienne pour la protection de la santé de l’enfant, notre école a continué à exister. Je rends hommage à toutes celles et ceux qui ont fait un travail salutaire et je les invite à continuer de le faire. Sans vous, rien de tout cela n’est possible», confie, lors de sa prise de parole, Mouloud Salhi, président de l’association.

Elève de la première promotion de l’école, Benkadoum Hadjila voit son passage à l’école comme une ultime chance. «Je n’ai pas eu mon baccalauréat à ma première tentative en 2003. Il a fallu attendre 2009 pour l’avoir. J’ai appris beaucoup de choses, aujourd’hui j’ai un master en langue française. Je suis enseignante de la remise à niveau et animatrice au sein de l’association que je considère comme ma deuxième famille», confie-t-elle.

De son côté, Lounès Hammidouche, qui est un comédien aussi, nous explique son expérience : «L’école du jeune citoyen m’a permis d’effacer mes erreurs passées, de regarder en face ma situation actuelle et de bien projeter mon avenir.»
 

Boualem Bacha
 
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