Régions Kabylie Bejaia
 

Fellawent, premier album de Swim

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le 24.10.17 | 12h00 Réagissez

Une nouvelle voix arrive dans le monde de la musique et de la chanson kabyles. Elle se donne un nom de scène exportable, aux sonorités occidentales, Swim, qu’elle a détaché du mot anglais swiming (natation).

Pourtant sa musique est algérienne, bien qu’avec quelques influences orientales. Bien des termes, agréablement mélodiques, dans la langue kabyle, et dans la proximité du monde aquatique, conviendraient aux ambitions de cette jeune chanteuse. Ceci dit, Swim, qui écrit et compose ses propres textes et mélodies, plonge dans l’océan de la musique en mettant sur le marché son tout premier album, Fellawent (Sur vous), du nom du premier titre.

Fellawent est interprétée par Swim la maman, de son vrai nom Ouahiba, une jeune maman qui chante son amour pour ses deux filles. La majorité des huit titres de l’album, sorti chez les éditions Izem, et qui baigne dans le folklore kabyle, prennent leurs messages des expériences de vie de l’interprète, confirmant qu’il n’y a de chanson qu’autobiographique, pour paraphraser Taos Amrouche concernant la littérature. Gullegh (J’ai juré) en est un. Dégageant une éclatante joie de fête, l’air très dansant de la chanson est trompeur. C’est le serment d’une jeune femme qui jure avoir appris de son expérience d’amour contrarié.

Oublie-moi s’inscrit dans le même schéma, avec une invite à la rupture dans un air de fête. Awiyi (emmène-moi) est, quant à elle, dans la parfaite adhérence musique-texte. Non moins entraînante, elle chante le bonheur de l’amour aveugle. A Yemma (Ô ma mère) traduit aussi une expérience de vie tout comme Tifirellas (Hirondelles) et d’autres.

La chanson «féminine», ou plus justement celles interprétées par des chanteuses, donne de la voix à des thèmes vus sous l’angle d’une femme. C’est forcément le cas de Swim, qui met en scène les rapports conflictuels d’un couple qu’elle chante dans Ayen (pourquoi), avec le mode bayati. L’album se termine avec un titre, El Vavor (Bateau) qui sort de la thématique du couple, dédié à la jeune génération qui s’engage sur la voie de l’émigration. El Vavor clôture ce premier album de Swim qui l’engage dans la vasteté et la profondeur de l’océan des arts.

Kamel Medjdoub
 
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