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Ecole du jeune citoyen : Une deuxième chance pour les recalés

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le 13.08.17 | 12h00 Réagissez

 
	L’école a réalisé un taux de réussite de 42,30% cette année
L’école a réalisé un taux de réussite...

L’association a ouvert des classes aux jeunes ayant le niveau de terminale et qui ont été exclus du système scolaire, afin de leur permettre d’avoir une deuxième chance d’insertion professionnelle et sociale.

L’école du jeune citoyen est un projet mis en place par l’Etoile culturelle d’Akbou, en partenariat avec le réseau des associations s’occupant de la famille et la Cimade (Comité inter mouvement auprès des évacués -service œcuménique d’entraide), qui est une association française spécialisée dans l’accueil, la formation et l’orientation des demandeurs d’asile et des réfugiés.

Cette école rivalise avec les plus grands lycées en matière de résultats et de la qualité de transmission. Cette année, sur 26 candidats, 11 ont été admis à l’université, soit un taux de 42,30%. Aux épreuves de l’UFC, 5 candidats sur 12 sont admis, soit un taux de 41,66%. Depuis septembre 2003, l’association ouvre des classes aux jeunes ayant le niveau de terminale et qui ont été exclus du système scolaire après avoir échoué au baccalauréat.

«L’objectif est de leur permettre d’avoir une deuxième chance d’insertion professionnelle et sociale. Ces élèves, filles et garçons, ont la possibilité, grâce à l’encadrement prévu, de repasser le bac ou bien de passer les examens d’entrée dans des centres de formation professionnelle», nous explique Kichou Zahida, fondatrice et ex-directrice de l’école. «Au-delà des matières classiques, un programme très riche est concocté pour élargir la culture et les champs d’intérêt des élèves», poursuit-elle.

Par contre, la vision globale du projet se veut inclusive et éducative à la fois. «J’ai remarqué que les élèves accueillent favorablement les séances d’éducation environnementale, sanitaire, sportive et les discussions thématiques autour de sujets divers qui les concernent», constate Mouloud Salhi, président de l’association.

Par ailleurs, une bibliothèque est mise à la disposition des élèves pour notamment la révision et la lecture. Les élèves s’y inscrivent presque tous. Certains d’entre eux, ceux qui sont en difficulté, bénéficient même d’un accompagnement psycho-social. En moyenne, quarante élèves par an s’inscrivent pour bénéficier d’une seconde chance. «Le staff de l’école s’est acharné, cette année, afin de contribuer à la réussite de ces jeunes malgré les difficultés.

Le manque d’une structure adéquate perturbe le bon déroulement des activités. Mon souhait est de pouvoir trouver des locaux qui puissent accueillir cette école et assurer une meilleure performance à l’avenir», nous confie Mohand Graba, l’actuel responsable de l’école du jeune citoyen. Le plus important objectif est de voir ces jeunes devenir citoyens, reprendre
confiance en eux après un premier échec et s’ouvrir à la culture de la diversité.
 

Boualem Bacha
 
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