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Droits humains : Un député FLN à la tête de la direction régionale de la CNDH

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le 24.12.17 | 12h00 Réagissez

L’installation mardi d’un député issu du Front de libération national (FLN) dans la wilaya de Béjaïa, Abderrahmane Driss, à la tête de la direction régionale des wilayas du centre du Conseil national des droits de l’Homme (CNDH) n’a pas été du goût de beaucoup de monde.

Les élus et les députés du Front des forces socialistes (FFS) ont décliné l’invitation à la cérémonie d’installation qui a été présidée par Mme Benzerrouki Fafa Sid Lakhdar, la présidente du CNDH et par le wali de Béjaïa. Chafaâ Bouaïche, député du FFS et chef du groupe parlementaire, dans une publication sur son compte facebook, a informé que «les parlementaires du FFS  ne prendront pas part», à ce qu’il a qualifié de «mascarade».

Dans cette CNDH, qui a remplacé l’ex CNCPPDH, l’organisation présidée par Farouk Ksentini, qui se trouve en disgrâce avec la présidence, quatre responsables sont nommés par décret présidentiel, comme c’est le cas de Mme Benzerrouki et de Abderrahmane Driss qui est également représentant du parlement auprès de ladite organisation des droits humains.

Saïd Salhi, vice-président de la Ligue algérienne pour la défense des droits de l’homme (LADDH), a estimé que «cette institution aura beaucoup à gagner en se conformant effectivement aux principes de Paris en terme d’indépendance et de son rapprochement dans son travail avec la société civile».

En effet, ce qui est connu sous le nom de Principes de Paris sont un ensemble de normes internationales qui ont été approuvées par la Commission des droits de l’homme en mars 1992, et par l’Assemblée générale de l’ONU définissant le statut et le fonctionnement des institutions nationales pour la protection et la promotion des droits de l’homme. Or, ces normes, pour le cas de la CNDH, sont loin d’être respectées, notamment dans le volet qui relève des «procédures de nomination indépendantes», «une composition pluraliste et représentative» et surtout, «une indépendance vis-à-vis du pouvoir exécutif», pour ne citer que celles-ci.

Toutefois, pour Saïd Salhi, le choix de la wilaya de Béjaïa pour l’installation du siège de cette direction régionale, «est une reconnaissance du travail accompli à travers les forums organisés chaque année par la LADDH, malgré eux». Des actions de LADDH ont été, en effet, frappées ces dernières années d’interdiction de la part des pouvoirs publics, comme cela a été le cas le 10 décembre dernier pour le 6e forum sur les droits humains.

Nordine Douici
 
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