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Café littéraire : La morsure du coquelicot, de Sarah Haïder

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le 10.10.17 | 12h00 Réagissez

La journaliste et écrivaine Sarah Haïder a été, samedi dernier, l’invitée du Café littéraire de Béjaïa pour parler de son dernier roman La morsure du coquelicot, paru aux éditions Apic. Un roman «né d’une pulsion» travaillée par un esprit anarchiste et révolutionnaire.

Une marche réprimée un 20 avril à Tizi Ouzou a éveillé chez Sarah Haïder un sentiment de bouleversement qu’elle devait extérioriser dans le monde fictionnel et libre de la littérature. Dans le roman, c’est une autre morsure qu’il est possible de sentir, celle de l’écrivaine. Une morsure à pleines dents de l’écriture romanesque. Sa «morsure» laisse une belle trace dans ce deuxième roman écrit en langue française, après le «presque roman» de Virgules en trombe, paru en 2013 chez les mêmes éditions et qui a reçu le Prix de l’escale littéraire d’Alger.

La morsure du coquelicot est un roman politique qui est déchargé du conjoncturel tout en adoptant un discours militant subtil. Bien que son cadre spatiotemporel se trouve en Kabylie et au Sud algérien d’aujourd’hui, avec comme narrateurs un syndicaliste kabyle et un targui, le roman est intemporel, estime son auteure, qui le voit aussi comme un roman d’anticipation. Il nous propulse dans l’année 2021, prédisant un implacable retour cyclique d’une histoire noire, à la couleur des printemps berbères de 1980 et 2001.

Sarah Haïder entreprend, avec des petits pas sûrs, de sortir par son écriture du conformisme littéraire qu’elle qualifie de «morbide et ennuyeux». Ou mieux de «la dictature de la littérature» à laquelle il faudra opposer un anarchisme littéraire pour reconsidérer le nouveau roman.

«Je n’aime pas dire les choses directement, dire au lecteur ce qu’il doit penser, ce n’est pas le rôle de la littérature», se confie t-elle. La littérature de Sarah Haïder, et celle de quelques autres jeunes auteurs algériens, déconstruit le sacré, «y compris la sacro-sainte religion».
Virgules en trombe est un roman «fébrile, écrit en trois mois» dit-elle, tandis que La morsure du coquelicot «a traîné pendant deux ans». Les deux ont en commun des titres métaphoriques qui révèlent une continuité dans la recherche de l’esthétique.

Kamel Medjdoub
 
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