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Béjaïa : Une eau ocre dans les robinets

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le 26.09.17 | 12h00 Réagissez

 
	Selon les responsables de l’Algérienne des eaux, cette eau est potable 
	 
Selon les responsables de l’Algérienne des eaux, cette eau...

Depuis quelques jours, les ménages de plusieurs communes de la wilaya se rabattent sur l’eau minérale, parce que celle qui coule des robinets est d’une couleur et d’une odeur étranges.

Les ménages des communes alimentées en eau à partir du barrage hydraulique de Tichy-Haf se plaignent depuis quelques jours de la turbidité de l’eau qui coule de leurs robinets. Ils décrivent une eau «lourde», à la couleur ocre ou jaunâtre, comportant des particules de terre. Une eau donc inconsommable et inutilisable  pour la vaisselle et le linge.

«Depuis l’apparition de ce phénomène qui s’apparente à de la pollution de l’eau du robinet, nous ne pouvons pas boire cette eau», dit un habitant de la ville de Béjaïa. «Nous espérions qu’après le raccordement de nos quartiers au barrage, nous aurions une eau de qualité, mais malheureusement, je continue, comme tous les autres habitants de Béjaïa et des villes de l’intérieur de la wilaya, à acheter de l’eau minérale pour la consommation», ajoute-t-il. D’autres se rabattent sur l’eau des sources proposée par les colporteurs, ou se déplacent vers ces sources pour remplir leurs jerricans. 

A ce propos, le responsable de la station de traitement des eaux du barrage hydraulique de Tichy-Haf, Aouchiche Djamel, intervenant avant-hier sur les ondes de la radio locale, se veut rassurant. Pour lui, en dépit de sa couleur et de son goût, «cette eau demeure potable grâce au traitement chimique que nous lui appliquons au niveau de la station de pompage».

Il explique ce phénomène de turbidité par le fait de la diminution du niveau du barrage à cause de la faible pluviométrie, ce qui a amené à l’exploitation de la «prise inférieure» du réservoir, c’est-à-dire de l’eau puisée à un niveau bas du barrage. Il note au passage que du fait des «paramètres physicochimiques composant ce niveau de la structure hydraulique, en plus du fait qu’elle ne comporte pas assez d’oxygène, l’eau qui est distribuée ces jours-ci se caractérise par une charge d’éléments chimiques qui lui donnent une odeur et une couleur inhabituelles».

En outre, le responsable a indiqué que la couleur de l’eau a déjà commencé à disparaître après son traitement, mercredi dernier, avec un corps chimique utilisé pour éliminer la couleur ocre de l’eau. Quant au goût, Aouchiche Djamel l’explique par «la présence d’une importante quantité de sulfate, un sel de l’acide intraitable avec la méthode et les produits classiques qui sont utilisés dans le traitement ordinaire de l’eau destinée à la consommation».

Plus précis, le responsable ajoute que «le goût est également affecté par la nature géologique (roche, terre…) du large bassin versant que brasse cette eau qui finit dans le barrage pour le stockage». Cependant, les efforts des services de l’Algérienne des eaux et des gestionnaires de la station de traitement des eaux du barrage de Tichy-Haf, qui consistent en le traitement de cette eau avec du charbon actif et autres produits chimiques non nocifs pour la santé, devraient aboutir à éliminer cette couleur jaunâtre et l’odeur bizarroïde de l’eau.

Pour rappel, le barrage de Tichy-Haf alimente une vingtaine de communes, avec 10 000 à 110 000 m³ par jour. Actuellement, le taux de remplissage du barrage est de 43%, soit 28 millions m³ à exploiter sur les 181 millions de m³ qui représentent la capacité théorique de la structure. Ce qui offre aux collectivités alimentées par le barrage une autonomie de huit mois.  

Nordine Douici
 
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