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Portrait 06

Adnane Nassima. clown et comédienne : De Fita à Nouna, pour l’amour des enfants

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le 03.12.17 | 12h00 Réagissez

Une petite fille, du haut de ses 4 ans, sur une estrade, a choisi de se déguiser en clown pour la fête de la fin d’année. La scène se passe à l’ex-école Michelet, dans la vieille ville de Bougie, en 1989.

C’est là l’heureux premier pas d’une carrière de comique pour une fillette qui, aujourd’hui, a la trentaine. Elle s’appelle Adnane Nassima, connue sous le surnom de Nouna, devenu son nom de scène. Nouna le clown est connu sur la scène bougiote et fait le bonheur des enfants. Dans son vieux quartier, à la rue du Vieillard, elle était déjà enfant populaire.

Le monde des clowns, avec ses déguisements et ses mimiques, et du spectacle l’a accompagné dans le cœur et dans l’esprit. A 10 ans, elle fréquentait le théâtre de la ville et trouvait le moyen de s’engouffrer dans l’accès des artistes, pour pouvoir toucher la scène. Le rituel se répète pour le même spectacle qui l’a ensorcelée : Fita bent el alwan (Fita fille des couleurs) dans lequel a joué Rayhana Obermeyer, la réalisatrice du film A mon âge je me cache encore pour fumer. Elle la reverrait «un million de fois» cette Fita, et elle ne s’en lasserait pas. Avec des filles de son âge, Nassima Adnane rejouait le spectacle plaisamment dans le quartier. A ce jour, elle rêve du monde féerique de Fita.

Embrasser les comédiens a été un bonheur pour la petite Nassima. Pourquoi ? Parce qu’elle se faisait un plaisir de garder un peu de leur maquillage sur ses petites joues. Lorsque des années plus tard, l’un de ces comédiens la croise, il revoit encore son regard étincelant d’enfant.

Son ex-école Michelet avait fait appel à elle pour incarner un rôle dans l’adaptation de l’Avare de Molière.
C’est naturellement qu’elle se retrouve plus tard sur les planches du théâtre, pour des rôles qui ne sont pas tous comiques. Elle a été marchande, diva, gitane, intellectuelle…

Dans le court métrage Je te promets, le chauffeur de taxi c’est elle. Dans Min El Khalifa Yakoum, El Baghdadi c’est aussi elle, un rôle d’homme que lui facilite sa forte corpulence. On l’a sollicitée pour les pièces Mashdaly Zwawi fi Telemcen, Ibn Batuta…Mais dans le personnage dynamique, comique, curieux, joyeux et aimant de Nouna, elle est «fille des couleurs», comme Fita, qui la hante.

Nouna et nounou, Nouna au pays des contes… ses spectacles se suivent avec l’amour et le partage du rire. Avant 2007, elle jouait avec les accessoires qu’elle confectionnait, un bonbon géant par-ci, un balai par-là… inspirés toujours par le monde magique de Fita.

«Quand je serre un enfant dans mes bras, il me transmet de l’affection», nous confie-t-elle. Aujourd’hui, Nassima Adnane vit de son art coloré. Aujourd’hui aussi, sa petite fille, comme une artiste en herbe, a appris les textes de sa maman-idole. Elle n’a que quatre ans, exactement l’âge de sa mère qui, il y a 28 ans, n’avait d’yeux que pour Fita.
 

Kamel Medjdoub
 
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