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Commune rurale de Sidi Mezghiche

Une hirondelle dans le ciel skikdi

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le 19.12.17 | 12h00 Réagissez

 
	La vocation rurale de cette commune cohabite agréablement avec des aspects de modernité qu’on ne retrouve pas dans des communes plus opulentes de la wilaya.
La vocation rurale de cette commune cohabite agréablement avec des...

Le panorama est féerique. D’interminables champs, aux inflexions contrastées, s’entrecroisent à perte de vue et entrelacent la commune. L’air y est pur.

Ici, on est à Sidi Mezghiche, une commune rurale de 38 000 habitants, élevée sur une plaine semée de terre noire. C’est aussi le pays de l’oignon, de la pomme de terre, de l’ail rouge et des céréales. «Le rendement à l’hectare de nos terres est des plus importants du pays.

On a même exporté notre pomme de terre au Qatar», lance fièrement un citoyen, même si cette richesse ne profite pas à la commune. Sans tissu industriel conséquent, en dépit de l’implantation d’une zone d’activité qui tarde à activer, sans ressources conséquentes, survivant grâce aux maigres subventions de l’Etat, Sidi Mezghiche n’est pourtant plus ce bourg boueux d’il n’y a pas si longtemps. La métamorphose des lieux est stupéfiante.

En s’introduisant dans le périmètre urbain, on est vite interpellé par une plaisante dissemblance, la vocation rurale de cette commune cohabite agréablement avec des aspects de modernité qu’on ne retrouve pas dans des communes plus opulentes de la wilaya. Le premier constat que fera tout visiteur reste incontestablement la propreté des lieux.

«On a remporté plusieurs prix de la commune la plus propre de la wilaya», dit fièrement Yacine Boukadoum, le P/APC. Mais ce label auquel on identifie Sidi Mezghiche n’est qu’une partie de son incroyable mutation. Ici, toutes les rues du chef-lieu de commune et ses 17 autres agglomérations secondaires sont bitumées et ne portent aucune crevasse. Idem pour les raccordements au gaz naturel, ainsi que les différents réseaux d’assainissement, d’AEP et d’électricité, qui totalisent tous un taux de réalisation porté à 100%.

Les citoyens reconnaissent la disponibilité permanente de l’APC. «La nuit, si nous remarquons qu’une ampoule du réseau de l’éclairage public est défectueuse, nous appelons  directement le maire et quelques minutes après, les agents de permanence de l’APC viennent la changer», témoignent plusieurs habitants.

Cette proximité entretenue par le maire sortant durant ses deux mandats, on la retrouve également dans différents secteurs. Pour preuve, si l’ADE est appelée à intervenir pour colmater une fuite d’eau sur la chaussée, elle est toujours accompagnée par des agents de la commune, qui s’attelleront à la remise en état de la chaussée, une fois les travaux achevés. «Voilà dix ans déjà que nous adoptons cette politique d’intervention directe et rapide», témoigne le maire sortant. La gestion quotidienne des affaires de l’APC la plus propre de la wilaya s’étend à d’autres secteurs, comme l’éducation, l’hygiène, voire l’emploi.

A ce sujet, on notera que les 16 établissements du primaire de la commune, même ceux des hameaux enclavés, sont tous chauffés. L’APC fera mieux. Après avoir assuré l’essentiel aux petits écoliers, on a pensé à faire mieux. Un luxe, comme aime à le dire le maire, et ce, en dotant tous ces établissements d’espaces verts. Des palmiers, des araucarias et des rosiers ornent désormais toutes les écoles. Pour l’hygiène, l’APC a tout simplement procédé à la répartition des quartiers et des cités de la commune entre ses agents.

«C’est une façon de mieux cerner les manques en responsabilisant nos agents, chacun dans son secteur. Les tournées d’inspection que nous accomplissons quotidiennement nous permettent de cerner les carences. Cette approche a fini par s’incruster dans nos mœurs et nous saluons à cet effet l’implication positive de nos concitoyens», dira M. Bou-kadoum, même s’il estime que l’APC peut encore faire beaucoup mieux en matière de propreté.

«Compte tenu des spécificités rurales de la commune, qui se trouve entourée de terres agricoles, nous relevons que nos efforts ne peuvent venir à bout des poussières. Notre souhait est de disposer d’une balayeuse mécanique qui convienne parfaitement à nos rues», juge-t-il. En plus de ces actions visant à améliorer le cadre de vie du citoyen, l’APC de Sidi Mezghiche se targue d’avoir réussi à créer de l’emploi. «On a ciblé 70 jeunes diplômés des centres de formation professionnelle qu’on a recrutés pour occuper les 14 ateliers de la régie communale», explique le maire.
 

Des points noirs persistent

La mue de la commune de Sidi Mezghiche reste une évidence qu’on pourrait aisément constater en se rendant sur les lieux. Il y a dix ans seulement, seuls les tracteurs parvenaient à y circuler et moult soucis minaient le quotidien de ses 38 000 habitants. Seulement et en dépit des efforts, beaucoup de manques persistent encore. Pour les habitants des zones enclavées, le transport scolaire reste un cauchemar qui hante encore leur progéniture. Théoriquement, l’APC dispose de 6 bus réservés au transport des élèves des 17 agglomérations, mais en réalité elle n’a qu’un seul bus scolaire digne de ce nom, encore faut-il relever que sa date d’acquisition remonte à 1982.

C’est pratiquement le seul véhicule qui roule encore et assure le transport de plus de 100 élèves par rotation. Les cinq autres bus ne sont en fait que des semblants de petits véhicules ne pouvant transporter qu’une dizaine d’enfants. L’autre point noir de Sidi Mezghiche, et qui porte atteinte aussi bien à son image de propreté qu’à la santé des populations, reste cette immense décharge sauvage implantée depuis la colonisation à moins de 5 km de l’entrée de la commune.

C’est une tache noire qui enlaidit le paysage et enfume parfois la région. Selon la maire, cette décharge est appelée à être éradiquée. «Nous attendons juste l’ouverture de la décharge intercommunale de Hermala, dans la commune de Tamalous, pour en finir avec cette atteinte à notre environnement». Avec l’éradication de cette décharge qu’elle porte comme un fardeau, Sidi Mezghiche se portera mieux et aura certainement à poursuivre sa mue. Et pourquoi ne ferait-elle pas des émules parmi les 37 autres communes de Skikda ?

Khider Ouahab
 
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