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Faïza Maâtallah. Double championne d’Afrique de planche à voile

«Seule la mer pouvait m’apporter la quiétude»

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le 28.01.18 | 12h00 Réagissez

Au départ, Faïza Maâtallah était basketteuse au sein de l’ancien club du MBS. Jeune, son rêve était de faire partie de l’équipe nationale de basket-ball, et le jour où le sélectionneur national s’était déplacé à Skikda pour superviser les joueuses en 1999, elle ne fut même pas invitée à faire partie de la sélection présentée à l’entraîneur national.

C’est le cauchemar. Déçue et abattue, elle décide, le lendemain, de décrocher et d’aller humer d’autres vents. «C’est une déception énorme. J’avais besoin de réconfort et d’espace. Seule la mer pouvait m’apporter la quiétude et j’ai ainsi décidé de reprendre mes amours avec les vagues et de ne plus retoucher à un ballon de basket», témoigne Faïza, aujourd’hui mère d’un enfant qu’elle a prénommé Bahr, comme pour remercier la mer de l’avoir sauvée et auréolée de tant de titres et de reconnaissance.

Privée de son rêve d’évoluer sur les terrains, Faïza est allée chercher refuge sur les planches à voile. En 2000 déjà, elle donne le ton et entame sa longue montée des podiums. Elle ne tardera pas à se faire remarquer pour déséchouer agréablement en 2001 en équipe nationale de planche à voile, où elle passera trois années entières. «Je concourais à l’époque dans la série Mistral. J’ai remporté plusieurs titres de championne d’Algérie».

En 2008, elle cesse ses activités sportives pour convoler en justes noces, mais l’appel de la mer la reprendra de nouveau lorsqu’elle est de nouveau appelée en 2012 en équipe nationale. Une année après, elle est sacrée championne d’Afrique en Tunisie. Elle récidive encore en 2014, à Béjaïa, en remportant pour la seconde fois consécutive le titre de championne d’Afrique.

En 2015, et alors qu’elle souffrait d’une blessure, elle concourt aux Championnats d’Afrique qualificatifs aux JO de Rio. Souffrante, elle se classe en seconde position. Cette blessure la contraindra par la suite à arrêter les compétitions, sans pour autant se détacher de la mer et de sa passion pour les planches. «Depuis, tout mon temps je l’accorde à une équipe d’enfants et de jeunes que j’entraîne à Stora.

C’est ma fierté et je suis contente d’avoir permis à ma nièce, Loujain Akkacha, l’une de mes sportives, d’être sélectionnée en équipe nationale», se plaît-elle à répéter. La contagion maternelle a même touché Bahr, son fils, qui, du haut de ses huit ans, s’essaye lui aussi au plaisir de la mer en s’entraînant sur… un Optimiste.                            

K. O.
 
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