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Azzaba

Les chauffeurs de taxi en grève ouverte

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le 23.01.18 | 12h00 Réagissez


Les chauffeurs de taxi de la daïra de Azzaba, à l’est de Skikda, ont enclenché hier une grève ouverte en signe de protestation contre «le mépris qu’on nous affiche au niveau de la gare routière de la ville», ont-ils expliqué. Ce mouvement, suivi par la majorité des chauffeurs de taxi s’est poursuivi toute la journée et a grandement perturbé le trafic au niveau de la gare routière.

Au sujet des motifs réels de ce débrayage, les grévistes énumèrent plusieurs points, à commencer par ce qu’ils qualifient d’«anarchie», qui caractériserait, selon leurs termes, l’organisation au niveau de l’enceinte de la gare routière. «Les lieux réservés au stationnement de nos véhicules sont aussi occupés par les bus de transport public. Nous estimons que c’est là une aberration que nous avons dénoncée à maintes reprises», déclarent des représentants des grévistes. Cette situation aurait, selon eux, conduit à de véritables rixes entre les chauffeurs de taxi et ceux des bus desservant des lignes interurbaines et urbaines. «Même les bus de transit occupent ces mêmes aires de stationnement, ce qui engendre une concurrence farouche», poursuivent les mêmes représentants.

En plus de cette guerre que se livrent les transporteurs, tous types confondus, les grévistes reviennent en outre sur la présence d’une autre forme de concurrence, celle, déloyale, que leur imposent les fraudeurs. Ces derniers opèrent, selon leurs dires, en plein jour et ne sont jamais inquiétés. «Ce n’est pas à nous de faire appliquer la loi. On a déjà eu plusieurs bagarres avec ces fraudeurs et nous demandons aujourd’hui que les pouvoirs publics réagissent en leur interdisant l’accès à la gare routière», poursuivent les mêmes sources. Dans la matinée, une tentative de désamorcer cette crise avait été tentée par des responsables locaux, mais les chauffeurs de taxi n’ont pas abdiqué pour autant et ont maintenu leur mouvement. «On est venus nous parler de la constitution d’une commission devant étudier les conditions que nous invoquons. Tout le monde connaît ces conditions et on a plutôt besoin de réaction», concluent-ils.                                                                                      K. O.
 

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