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Le projet pilote pour la production de la tomate sèche bio, initié l’année dernière par l’association Bariq 21

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le 17.09.17 | 12h00 Réagissez

Le projet pilote pour la production de la tomate sèche bio, initié l’année dernière par l’association Bariq 21 pour la promotion des énergies renouvelables, a été récemment clôturé par la mise en bocal du produit cultivé.

Financé par le Programme des Nations unies pour le développement (PNUD- Algérie) et d’autres partenaires comme le Fonds mondial de l’environnement, le projet a consisté à accompagner un agriculteur de la région de Guerbès-Sanhaja pour cultiver 1 ha de pâturages vierges en n’usant que de moyens bio.

«On n’a utilisé ni engrais industriels ni pesticides chimiques. Seul un compost à base de déchets organiques bestiaux et végétaux récupérés sur le marché de légumes de la région et de la cité universitaire de Azzaba ont été utilisés. L’opération de compostage s’est également faite selon les proportions adaptées à la culture de la tomate», explique Mohamed Tabbouche, président de Bariq 21. Les moyens utilisés répondaient également à la vocation écologique du projet en n’utilisant que l’eau d’un puits façonné pour la circonstance. Pour le pompage des eaux, ainsi que le procédé complet de l’irrigation, l’association a mis à la disposition de l’agriculteur un panneau solaire pour assurer l’énergie nécessaire à la pompe d’irrigation.  «On a eu recours aux eaux du puits pour éviter de recourir aux eaux des mares de la zone humide.

Cette action, en plus de son impact écologique, se voulait également une approche de sensibilisation de l’ensemble des agriculteurs de la région», dira le même responsable. Abordant les autres aspects du projet, M. Tabbouche révèlera que le rendement jugé satisfaisant de l’exploitation de cette parcelle a permis de récolter 35 tomates. «Près de 30 %  de cette récolte ont été destinés au séchage et le reste a été légué à l’agriculteur.

La technique de séchage s’est faite de manière artisanale, en impliquant les membres de la famille de l’agriculteur et les jeunes de l’association, grâce notamment aux supports métalliques et autres filets que nous avons inclus dans le projet», explique-t-il.
Pour la mise en bocal de la tomate séchée, l’association a eu à recourir à des bocaux en verre et à l’utilisation de l’huile d’olive. «On a réussi à produire plus de 300 bocaux de 1 kg et de 500g. Actuellement, on est à la phase finale, qui consiste à analyser notre produit. Les premiers résultats ont été très satisfaisants, mais nous avons poursuivi cette démarche en prenant attache avec le centre de développement et de recherche de Boumerdès en vue de garantir que notre produit n’est entaché d’aucun produit pesticide et de là, à disposer du label bio», ajoute le président de Bariq 21. Au sujet du devenir de la production, M. Tabbouche dira qu’elle ne sera aucunement commerciale. «Après l’étiquetage, tous nos bocaux seront offerts pour une dégustation que nous allons proposer au grand public. Une partie sera offerte à nos partenaires, aux ministères, ainsi qu’aux ambassades», conclut M. Tabbouche. 

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