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Première expérimentation de la culture du maïs à Skikda

Le défi d’un agriculteur de Azzaba

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le 29.06.17 | 12h00 Réagissez

Le défi d’un agriculteur de Azzaba

L’essai s’avérera concluant, du moins à ce jour, au vu des tiges de son exploitation hautes déjà
de plus d’un mètre, augurant, selon lui, d’une bonne récolte.

Connue pour être le fief de la tomate industrielle, de l’ail, de l’oignon et de la pomme de terre, la wilaya de Skikda tend à diversifier ses cultures. On assiste même à une amorce, même timide, de quelques expérimentations de nouvelles cultures grâce notamment à la volonté des agriculteurs qui s’essayent à de nouvelles filières. C’est le cas de Abderezzak Filali, un agriculteur ‘autodidacte’, qui a refusé de verser lui aussi dans la culture de la tomate industrielle, presque saturée, en optant plutôt pour le maïs. «A ma connaissance, c’est la première expérience au niveau de la wilaya», soutient-il.

Cultivant deux parcelles s’étalant sur plus de 8 ha, sur la route de Farfour, à la sortie est de la ville de Azzaba, M. Filali est venu à l’agriculture presque par effraction. «Je travaillais dans le commerce, puis je me suis passionné pour l’agriculture. Je me suis beaucoup documenté sur les pratiques de cette culture et me suis dit pourquoi ne pas essayer», reconnaît-il.

L’essai s’avérera concluant, du moins à ce jour, au vu des tiges de son exploitation hautes déjà de plus d’un mètre, augurant, selon lui, d’une bonne récolte. «Je m’attends à un rendement moyen pouvant aller de 80 à 100 quintaux par hectare»,  estime M. Filali, qui reconnaîtra que cette expérience n’était pas de tout repos. «C’est une culture estivale consommatrice d’eau. J’ai eu à payer 20 millions de centimes pour faire partie du réseau électrique sans parler des frais d’acquisition d’un système d’irrigation par aspersion et de pompes.

Plus encore, j’ai eu à payer les semences au prix fort à raison de 7 millions de centimes le quintal», ajoute notre interlocuteur. Au sujet de la destination de cette récolte, il expliquera qu’il aura à choisir en fonction des demandes et des disponibilités techniques. «J’aurai soit à vendre mon maïs doux et profiter pour vendre également les tiges  (le chaume) pouvant servir d’aliment de bétail, ou le vendre en grain, encore faudra-t-il que je puisse trouver une moissonneuse»,  dira-t-il, en estimant que la réussite de cette  exploitation aura certainement à encourager d’autres agriculteurs de la région.

En dépit de cette volonté de contribuer à apporter un plus, M. Filali ne cache pas son désappointement et dit même craindre aujourd’hui pour sa production. «Même si j’ai eu à payer pour être alimenté en énergie électrique, il se trouve que  la tension électrique qui m’est desservie aujourd’hui ne me permet de faire fonctionner que la moitié du réseau d’irrigation par aspersion.

C’est une énorme contrainte, car le manque de tension me contraint à irriguer mon exploitation en 15 jours alors qu’avec une tension convenable, je pourrais le faire en 3 jours seulement et éviter les pertes dues à la canicule qui sévit dans la région», explique-t-il. Il dit même qu’il a saisi les services de Sonelgaz pour signaler cette carence.

Il reste juste à espérer une réponse rapide pour éviter de tuer cette expérience, la première au niveau de la wilaya, faut-il le rappeler. A mentionner que l’Etat a adopté, depuis quelques années, une réelle politique d’encouragement à la culture du maïs destiné à l’alimentation du bétail. Un produit qui représente quand même plus de 30 % de la facture alimentaire du pays.        

K. O.
 
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