Régions Est Skikda
 

Dr Messaoudi. Chirurgien

«C’est le travail de toute une équipe»

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le 17.10.17 | 12h00 Réagissez

Karim Messaoudi, chirurgien et véritable chef d’orchestre des premiers implants cochléaires dans la wilaya de Skikda n’est plus à présenter. C’est d’ailleurs lui qui a réalisé la première laryngectomie totale dans cette même wilaya. Selon les déclarations des parents, son rôle a été majeur dans le cheminement ayant conduit à ce résultat. Il revient ici sur l’aspect technique de l’intervention et sur les étapes qui restent à accomplir…

- Comment  se sont déroulées les trois interventions chirurgicales ?

Je dirais que tout s’est passé dans de très bonnes conditions. On a été aidés et assistés par une équipe leader dans ce genre d’interventions, celle de l’EPH de Kouba, en l’occurrence. Une équipe composée du Dr Yahi Nadia, chef de service et présidente du Comité national des ORL, Dr Aït-Mosbah, maître-assistant et Dr Boukhalfa, responsable des opérations de réglage des implants. Sans leur encadrement, je n’aurais rien pu faire. Qu’ils trouvent ici l’expression de nos remerciements au nom des familles des enfants.

- L’acte était assez délicat alors ?

Oui, c’est une intervention très délicate, compte tenu des spécificités propres à l’os temporal, qui comprend le nerf facial, ce qui implique une grande minutie. Pour simplifier, l’acte consiste à «creuser» un trou au niveau de l’oreille moyenne pour y introduire une électrode, ce qui relève de la micro-chirurgie.

- Peut-on dire que ces trois enfants sont aujourd’hui en mesure d’entendre ?

Non, pas dans l’immédiat. L’activation de l’appareillage ne se fera que d’ici un mois pour permettre enfin à ces enfants d’entendre leur premier bruit. On doit d’abord s’assurer de la cicatrisation et de la bonne adhésion de l’implant. Mais l’acte chirurgical n’est en réalité qu’une première phase dans le processus du recouvrement de l’ouïe.

Une seconde phase tout aussi importante aura également à se faire après l’activation de l’implant. C’est la phase de suivi psychologique et orthophonique. Il faut comprendre que les enfants trouveront au début assez de difficultés pour comprendre et différencier les sons qu’ils auront à entendre pour la première fois dans leur vie. On aura à les accompagner dans leur apprentissage par des séances d’orthophonie qu’ils suivront, ici, dans cet hôpital.

- Et les parents, ont-ils été préparés en conséquence ?

Oui, évidemment. On les a préparés en leur expliquant que la réussite dépendra aussi de leur motivation. Ce sera à eux d’appuyer le travail de l’orthophoniste et auront aussi à suivre minutieusement les opérations de réglage de l’appareillage dont bénéficient leurs enfants.                
 

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