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Khnak Mayoune (Skikda)

Appel pour l’ouverture de la plage Khrayef

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le 06.07.17 | 12h00 Réagissez

 
	Une plage presque à l’état sauvage
Une plage presque à l’état sauvage

Les riverains ont estimé qu’il était temps de réhabiliter cette plage, restée de très longues années interdite à la baignade pour des considérations sécuritaires.

Les habitants du village Laouinet, dans la commune de Khnak Mayoune, à l’ouest de Skikda, ont lancé un appel en direction des pouvoirs publics pour demander la réhabilitation du tronçon routier menant à la plage Khrayef. Une plage presque à l’état sauvage, enfouie dans un panorama de verdure luxuriante et d’immenses rochers.

Par la même occasion, ils ont estimé qu’il était de temps de réhabiliter enfin cette plage, restée de très longues années interdite à la baignade pour des considérations en relation avec l’insécurité ayant caractérisé cette immense région du massif de Collo lors de la décennie noire. «Aujourd’hui, la région revit et la sécurité y règne depuis quelques années déjà. On souhaiterait que la plage de Khrayed soit enfin ouverte à la baignade.

Elle aura certainement à représenter un plus pour les jeunes de la région», juge Mohamed, un natif de Laouinet qu’il a pourtant quittée pour aller ailleurs chercher un travail stable. Au village Laouinet, perché à plus de 900 m d’altitude, les habitants, plus de 4000 âmes, vivent exclusivement des offrandes de la terre. Les jeunes vivent ici au rythme des saisons et de la cueillette du liège, qui reste la source principale dans ces contrées.

Mais beaucoup de jeunes n’ayant aucun débouché sérieux, ont fini par se reconvertir dans la maçonnerie. Ils se sont même spécialisés dans cette fonction et passent leurs années à écumer les hameaux de la région à la recherche d’une dalle à couler ou d’un mur à élever. Quand on leur fait la remarque que la plage Khrayef accueille déjà des dizaines d’estivants venus de Constantine, de Sétif et même de Ouargla et que le fait de déclarer cette plage officiellement ouverte à la baignade n’est en fait qu’une formalité administrative, les jeunes répliquent, vite fait :

«C’est vrai que des estivants commencent déjà venir, mais nous, ce qui nous intéresse c’est qu’une fois déclarée ouverte à la baignade, cette plage aura à bénéficier de plusieurs aménagements comme l’ensemble des autres plages de la wilaya.» Par aménagement, les habitants de Laouinet entendent surtout la réhabilitation du tronçon routier menant à cette plage.

Long de plus de 5 km, ce tronçon en pente n’est en fait qu’un semblant de piste à peine carrossable. On l’emprunte à partir d’une bifurcation située entre le village Laouinet et la commune de Oued Zhour. Les jeunes de Laouinet jugent que la réhabilitation de cette route aura à booster le nombre d’estivants et aussi à faciliter aux agriculteurs dont les terres longent cette route montagnarde de procéder au transport de leurs récoltes dans de meilleures conditions. «Des habitants ont fait des efforts énormes dans l’arboriculture et aujourd’hui, ils éprouvent souvent d’énormes difficultés dans le transport de leurs prunes et olives», concluent les jeunes, en espérant que leur quête trouve un écho auprès des responsables concernés.

K. O.
 
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