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Salle de cinéma «Ifrikia» (ex-Variété),

Un scandale mis en sourdine

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le 04.10.17 | 12h00 Réagissez

Ravagée par un grave incendie qui l’a totalement détruit, la salle de cinéma «Ifrikia» (ex-Variété), la plus grande de la ville de Sétif, est fermée depuis plus de 25 ans.

Reconstruit avec l’argent du contribuable, l’espace moisit, au grand dam des cinéphiles d’une agglomération où le bien public est le dernier des soucis de ses gestionnaires. Ces derniers ne font aucun effort pour amortir et rentabiliser les centaines de millions injectés dans le projet. L’opération est en mesure de générer des recettes, de créer des postes d’emploi, de donner du plaisir aux cinéphiles, nombreux du côté d’Aïn Fouara. Soulevé à maintes reprises, le cas de la salle de cinéma «Variété», un espace situé pourtant au cœur de ville, n’offusque personne. À l’issue des travaux, la Protection civile avait, et à juste titre, refusé l’habillage mural. Au lieu de prendre les taureaux par les cornes, l’équipe communale de l’époque, tergiverse et laisse trainer les choses.

Comme à l’accoutumée, les responsables de la dilapidation des deniers cèdent la place et laissent derrière eux un épineux problème, lequel se transforme au fil du temps, en un véritable gouffre financier. Livré aux aléas du temps, l’espace se lézarde. Nécessitant une nouvelle enveloppe financière plus importante, la réhabilitation des lieux va englober la réfection du toit, la révision du revêtement du sol et l’habillage mural. On apprend que l’acquisition d’un équipement constitué d’un appareil de projection et d’un écran est consignée dans le nouveau marché, faisant le moins qu’on puisse dire, du surplace. «Finalisée depuis un certain temps, l’étude se trouve actuellement au niveau du service technique de la municipalité» souligne le directeur de l’office de la culture et du tourisme, Khaled Mehnaoui, ne pouvant avancer la moindre échéance de mise en service d’une telle structure. Ne mâchant pas leurs mots, des amis de la culture «mise en jachère» à Sétif, font parler les chiffres. «Comme la salle de cinéma Variété est la propriété du «Beylek», les élus d’hier et d’aujourd’hui n’ont pas jugé utile de la transformer et la rendre rentable.

Ce laisser-aller, passible d’un procès sous d’autres cieux, coûte cher à la collectivité. Par un simple calcul, l’espace de 450 places a perdu durant 20 ans plus de 250 millions de dinars, en comptant un ticket de 100 DA pour une projection  quotidienne, et ce, durant 6 jours de la semaine. Devant cet énorme gâchis, on ne peut rien attendre de ces élus ne prenant même pas la peine de présenter le moindre bilan. Ces responsables sont donc mal placés pour parler de la crise économique, une invention des gens qui ne travaillent pas. Afin de mettre un terme à cet énième ratage, l’autorité de la wilaya est plus que jamais interpellée», déclarent-ils. À rappeler que la ville de Sétif, qui disposait dans les années 1970 de quatre salles obscures, n’en compte aucune en 2017.

Kamel Beniaiche
 
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